Publié le 1 Juillet 2016

Beachy Head - Angleterre - Source: https://fr.pinterest.com/imgur

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Publié dans #Vie de l'association

Publié le 30 Juin 2016

1016/2016: commémoration de la bataille de Pontlevoy

Il y a 1000 ans, le comte de Blois, Eudes II et le comte d’Anjou, Foulques Nerra se disputaient la Touraine. Le 6 juillet 1016, une bataille meurtrière les opposa sur le plateau de Pontlevoy. Foulques Nerra sortit vainqueur.

C’est cet événement, que les habitants des terres foulées par ces deux grands comtes du 11ème siècle ont choisi de raconter, fêter et commémorer du 1er juillet au 06 juillet 2016 à l’abbaye de Pontlevoy dans le Loir-et-Cher.

Au menu : Fête médiévale, Théâtre de reconstitution, spectacle nocturne, ripailles, marché médiéval, animations enfants, stages, colloque,… et marches costumées sur les pas de Foulques Nerra et Eudes II de Blois.

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Rédigé par Association Oriflammes

Publié dans #Evénements

Publié le 24 Juin 2016

Nancy inaugure cette semaine une grande et longue manifestation consacrée à Stanislas Leszczynski, roi de Pologne et Duc de Lorraine disparu il y a 250 ans. À l’occasion de cet anniversaire dont l’époque correspond aussi à l’union de la Lorraine au royaume de France, l’exposition « la Lorraine pour Horizon » à Nancy, reconnue d’intérêt national par l’État, décrypte le passé de ce territoire de l’Est de la France de l’époque de René II au siècle de Stanislas... 

En 2016, Nancy et Lunéville — dont le château est encore considéré comme le « petit Versailles lorrain » — sont au diapason pour honorer Stanislas, illustre personnage qui marqua profondément l’histoire nancéienne et au delà. À l’occasion des 250 ans de sa mort et de la réunion de la Lorraine à la France, la ville de Nancy a levé le voile hier sur une partie de sa programmation exceptionnelle mêlant expositions, spectacles, conférences ou encore concerts.

[...]

De René II à Stanislas...

En passant par la Tour de l’horloge du Palais des ducs de Lorraine et de son escalier en colimaçon, l’exposition propose un voyage dans le temps plongeant les visiteurs au cœur du passé tumultueux de la Lorraine. Pour ce voyage historique et artistique mêlant les épisodes et anecdotes les plus marquantes du passé, plus de 300 œuvres ont été mises en scène à travers six espaces aux couleurs variées. Dans une première section habillée de murs noirs et d’un sol du même ton, le visiteur découvre, sur une carte géante, une Lorraine morcelée. Après la bataille de Nancy, le territoire est à cette époque constitué de plusieurs duchés et évêchés, de nouveaux lieux de pouvoir émergent. C’est le cas du palais ducal, de l’église des Cordeliers ou encore de l’église future basilique de Saint Nicolas de Port, des monuments évoqués à travers des archives intactes comme une imposante gargouille originaire de la façade du célèbre édifice portois. Pour rappeler la ferveur religieuse et la dévotion de René II, deux statues de l’Annonciation ont également été installées : celle de l’ange Gabriel et de la Vierge Marie. On retrouve dans cette pièce bien des symboles et blasons de la Lorraine comme les alérions, la croix de Lorraine ou le chardon. Dans une vitrine, se dévoile aussi un exemplaire du manuscrit « La Nancéide », l’œuvre de Pierre de Blarru relatant le combat de René II à Charles le Téméraire. Un ouvrage qui a été numérisé en haute définition afin que chaque visiteur puisse y avoir accès .

Un peu plus loin, dans une deuxième section aux murs bleus, ce sont les évêchés de Metz, Toul et Verdun qui plongent les visiteurs dans un autre épisode historique : celui du siège de la ville de Metz en 1552, de l’épidémie de typhus et de la famine qui favorisèrent la défaite de Charles Quint. Dans les travées et grâce à des partenariats noués comme avec le musée de l’Armée à Paris se dévoilent des armures permettant d’évoquer les combats.

D’autres documents exceptionnels sont présentés au Palais des Ducs — Musée Lorrain comme, pour la première fois en Lorraine, la célèbre « Déclaration de Meudon », un document secrètement signé par le roi Stanislas et son gendre Louis XV en 1736, stipulant que ce dernier abandonne le trône de Pologne et reçoit les duchés de Lorraine et de Bar. La dernière salle est consacrée à la mort de Stanislas dans une ambiance de pompes funèbres. Dans cette pièce, de nombreux documents ont été prêtés par les Archives nationales. 

[...]

Exposition « La Lorraine pour horizon » à découvrir du 18 juin jusqu’au 31 décembre 2016 au Palais des Ducs de Lorraine / Musée Lorrain. Les samedi 25 et dimanche 26 juin, l’exposition sera ouverte gratuitement aux familles dans le cadre de « 2016, année de la citoyenneté à Nancy ». 

Source: Ici Nancy

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Publié dans #Histoire & Patrimoine

Publié le 21 Juin 2016

Messe de Requiem pour le roi Jean III Sobieski, 16 juin 2016

Eglise Saint-Eugène-Sainte-Cécile (Paris 9ème)

 

" Fuit homo missus a Deo cui nomen erat Joannes ":  "Il y eut un homme envoyé de Dieu. Son nom était Jean" (Jn 1, 6). Ce verset du prologue de Saint Jean, Saint Pie V l'appliquait, au lendemain de la victoire de Lépante, au vainqueur: le jeune don Juan d'Autriche. Elles sont gravées sur le tombeau du prince Habsbourg qui repose dans la crypte de l'Escurial, près de Madrid. Cent douze ans plus tard, lors de la messe d'action de grâces pour la victoire du Kahlenberg qu'il célébra en la cathédrale Saint-Etienne, dans une Vienne encore fumante du siège qu'elle venait de soutenir, le Bienheureux Marco d'Aviano, capucin, aumônier général de la Sainte Ligue, décernait le même éloge au vainqueur, le roi Jean III Sobieski, dont on commémorera demain le 320e anniversaire du décès. "Il y eut un homme envoyé de Dieu. Son nom était Jean". Paroles qui auraient pu figurer, elles aussi, en épitaphe, dans la crypte du Wawel de Cracovie, mausolée des rois de Pologne. Car ce prince, tout pécheur qu'il fut, n'en était pas moins un homme providentiel, pour son pays et pour l'Europe.

 

Le coup d'éclat du Kahlenberg et le déblocage de la cité de Vienne qui s'ensuivit n'était pas un bloc erratique dans la carrière de ce seigneur polonais devenu roi et qui fut avant tout un chef militaire de génie, un capitaine parmi les plus grands, en même temps qu'un combattant valeureux, s'exposant sans cesse à la tête de ses armées en véritable chevalier. Fils d'un général polonais qui avait porté la guerre jusqu'aux remparts de Moscou à l'époque où le royaume de Pologne-Lithuanie constituait un vaste empire aux franges orientales de l'Europe civilisée, Jean Sobieski s'était illustré très tôt sur les champs de bataille, après une éducation soignée où les lettres, la musique et les sciences avaient eu leur place. Ce roi à l'accoutrement exotique, avec ses longues moustaches, ses fourrures, ses soieries et ses pierreries, était paradoxalement l'un des plus cultivés d'Europe. Cela ne l'empêcha pas, bien au contraire, de remporter victoire sur victoire, dans des conditions d'autant plus difficiles qu'il devait se défier d'une turbulente noblesse entre les mains de laquelle résidait le pouvoir électif et qui, par ses factions, menaçait constamment l'unité du pays. Sobieski eut plus à souffrir des divisions fomentées par ses ennemis de l'intérieur que des armées que jetaient contre lui ses ennemis de l'extérieur. Sous son règne, la République nobiliaire polonaise parvint toutefois à devenir le bouclier de l'Europe, son rempart face aux assauts venus de l'Orient. Car la chute de Constantinople, en 1453, que le régime turc actuel vient de fêter avec un faste ostentatoire, n'avait pas seulement rempli d'effroi la chrétienté: elle avait aussi permis la constitution d'un vaste tremplin pour l'invasion de l'Europe. Par vagues successives, les Ottomans et leurs hordes recouvrirent les Balkans, menaçant le cœur de l'Europe. Après avoir écrasé les Hongrois à Mohacs en 1526, leur élan vint mourir en 1529 sous les murs de Vienne, déjà, défendus par les lansquenets du comte von Salm.

 

Mais ce n'était que partie remise. L'Empire était à nouveau menacé, et d'autant plus que la politique hasardeuse de la Maison de France, alliée depuis François Ier à la Porte, obligeait celle d'Autriche, garante de l'Empire, à une dispendieuse Wacht am Rhein, les princes possessionnés de part et d'autre du fleuve craignant pour leurs Etats l'appétit insatiable du Roi-Soleil. C'est l'un de ces princes, le duc Charles V de Lorraine, que l'empereur Léopold Ier chargea de défendre les territoires héréditaires des Habsbourg menacés par une nouvelle entreprise turque. Le Grand Vizir Kara Mustapha avait en effet rassemblé une armée considérable pour faire sauter le verrou de Vienne et se répandre à travers l'Allemagne jusqu'au Rhin. De son côté la diplomatie française n'était pas en reste : elle s'activait pour retenir l'Electeur de Brandebourg dans ses rets et intriguait pour garder la Pologne hors du conflit. La Pologne de Sobieski qui, par sa résistance faisait reculer ceux qui, de Moscou à Constantinople, de Kiev à Belgrade, s'en prenaient à la chrétienté latine – Tartares et Cosaques à l'est, Turcs au sud-est –, rejoignit cependant la Sainte Ligue reconstituée à l'instigation du Bienheureux Innocent XI. Aux côtés de l'Empereur combattaient parmi tant d'autres le Roi de Pologne, l'Electeur de Bavière, le Duc de Lorraine, tous catholiques, mais aussi l'Electeur de Saxe, protestant. Tous s'étaient coalisés, malgré leurs différends religieux, nationaux et dynastiques, pour défendre, par-delà leurs Etats, la civilisation chrétienne. Soutenus par des rebelles hongrois, les trois cent mille hommes de Kara Mustapha vinrent mettre le siège devant Vienne, habilement défendue par le comte von Starhemberg. Un siège qui s'éternisa et qui permit aux deux armées chrétiennes, celle de Charles de Lorraine et celle de Sobieski, de fondre sur les arrières du camp ottoman en dévalant les pentes du Kahlenberg, hauteur qui domine Vienne, pour culbuter les assiégeants. Victoire parachevée quelques semaines plus tard sur le Danube, près d'Esztergom, par l'échec désastreux d'un retour offensif ottoman. Quelques années après cette éclatante victoire, Sobieski, âgé, exténué par les factions nobiliaires et les intrigues de la Cour, s'éteignit. Il allait revenir au prince Eugène de Savoie de mettre un terme, pour trois siècles, à la menace ottomane par ses victoires dans les Balkans.

 

Jean Sobieski restera dans l'histoire comme l'acteur principal de ce retournement où le Croissant s'inclina devant la Croix. Retournement attribué aussi à l'intercession de la Mère de Dieu, la Vierge de l'Apocalypse, décrite comme ayant la lune sous ses pieds, foulant le croissant comme tant de représentations baroques la montrent en Europe centrale. De même que la fête de Notre-Dame du Rosaire, le 7 octobre, fut instituée au lendemain de Lépante, celle du Saint Nom de Marie, le 12 septembre, le fut au lendemain de Vienne. Sobieski, en qui Innocent XI voyait un nouveau Godefroid de Bouillon, fut en effet un prince exemplaire, à la piété profonde, à la foi ardente, fort dans les épreuves par l'espérance qui ne cessait de l'animer. Fidèle dans ses alliances malgré l'ingratitude des uns et des autres, chevaleresque dans ses guerres innombrables, visionnaire dans ses projets de réforme politique, patient dans les intrigues, il eut en outre à supporter une famille à laquelle il resta dévoué malgré bien des déceptions. Son épouse, d'origine française, Marie-Casimire, d'un caractère difficile, pouvait bien valoir pour son époux le souci d'une armée turque supplémentaire… Lucide, enfin, le dernier roi polonais était conscient des dangers inhérents au régime électif de la Couronne, qui suscitait dans la noblesse jalousies, envies et ces haines inexpiables dont il eut tant à souffrir. Si visiblement l'exaltation de la Croix sur le Croissant était due aux vertus militaires et morales de Sobieski, invisiblement elle trouvait aussi sa source dans cette croix intérieure qui ne cessa de déchirer le cœur du roi : déceptions familiales, trahisons politiques, égoïsme des nantis, misère du peuple, fragilité d'un régime instable. A la mort du roi, la Couronne passera d'ailleurs à la dynastie de Saxe.

 

Aux côtés de Saint Louis de France ou de Baudouin de Jérusalem, Jean Sobieski reste pour nous une belle figure christique de roi-chevalier dont la vertu se déploya dans toutes les directions au milieu et peut-être à cause d'épreuves continuelles, attaché à défendre la chrétienté en en vivant à fond les valeurs. En ces nouveaux temps de troubles où se heurtent sur nos vieilles terres chrétiennes deux idéologies mortifères, celle, extérieure, d'un islamisme conquérant dont la Turquie semble reprendre le flambeau, et l'autre, intérieur, d'un nihilisme irresponsable tant de la part du peuple que de ses gouvernants, la figure du sauveur de Vienne vient rappeler la fécondité de la vertu politique chrétienne – courage et responsabilité – sur fond d'étroite parenté de nos nations européennes.

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Publié dans #Vie de l'association

Publié le 18 Juin 2016

Conférence: L'abbé Edgeworth de Firmont, confesseur de Louis XVI

Jeudi 23 juin - 20h - La Chapelle expiatoire - 29 rue Pasquier, 75008 Paris

Dans le cadre du cycle "Histoires et Mémoires de la Révolution et de la Restauration", la Chapelle expiatoire vous propose : "Fils de Saint Louis, montez au Ciel ! L'abbé Edgeworth de Firmont, confesseur de Louis XVI", par le père Augustin Pic, dominicain, docteur en théologie.

Personnage clé du martyrologe de Louis XVI, l'abbé Edgeworth de Firmont reste dans les mémoires pour la phrase qui lui est prêtée: "Fils de Saint Louis, montez au Ciel !", qui inspire la sculpture de Bosio présentée à la Chapelle expiatoire. L'abbé Edgeworth n'a pourtant fait l'objet que d'une biographie par Mildred Violet Woodgate, publiée à Dublin en 1945. Comblant ce manque, Augustin Pic a publié, aux éditions CERF, l'ensemble des écrits de l’abbé Edgeworth, pour en proposer une édition critique.

Conférence d'une heure environ, suivie d'une dédicace. Tarif : 5,50 €
Gratuit pour les jeunes de moins de 26 ans ressortissants de l’Union européenne ou titulaires d’un titre de séjour / visa longue durée.

Le nombre de places est limité: pensez à réserver en adressant un message privé à la Chapelle expiatoire, mentionnant votre mail, merci !

Contact: 01 42 65 35 80 chapelle.expiatoire@monuments-nationaux.fr

Le livre du père Augustin Pic "Abbé Edgeworth de Firmont. Correspondance, récits, lettres inédites (1771-1806)" (Paris, Cerf, collection Histoire) est disponible à la librairie de la Chapelle expiatoire.

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Publié dans #Histoire & Patrimoine

Publié le 15 Juin 2016

Rappel: Jeudi 16 juin 2016 - Messe de requiem en l’honneur de Jean III Sobieski

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Jeudi 16 juin 2016 : messe de requiem en l’honneur du roi Jean III Sobieski

320ème anniversaire du rappel à Dieu du Roi (1696-2016)

Eglise Saint-Eugène-Sainte-Cécile

4, rue Sainte-Cécile (Paris 9ème) - Métro Bonne Nouvelle

Début de la messe : 19h

Forme extraordinaire du rite romain – Abbé Éric IBORRA

 

Verre de l’amitié à l’issue de la commémoration. Participation libre.

Czwartek 16 czerwca 2016: Msza Requiem
ku czci pamięci królaJana III Sobieskiego
320-ta rocznica śmierci króla (1696-2016)
Kościół Saint-Eugène-Sainte-Cécile (Paris 9ème) – Métro Bonne Nouvelle
Rozpoczęcie mszy o 19:00
Forma nadzwyczajna rytu rzymskiego - Abbé Éric IBORRA
Po mszy zapraszamy na wspólny poczęstunek. Wstep wolny.

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Rédigé par Association Oriflammes

Publié dans #Vie de l'association, #Messes & Fêtes chrétiennes

Publié le 13 Juin 2016

Le Palais de Wilanów, résidence de Jean III Sobieski

L'histoire du Palais de Wilanów commence le 23 avril 1677 lorsque le village du lieu, Milanów, devient la propriété du roi polonais Jean III Sobieski. Peu de temps après, une nouvelle appellation est proposée, celle de Villa Nova pour se référer aux traditions d'antan, modifiée ensuite en Wilanów, de consonance bien plus polonaise.

La résidence qui y est construite est de dimensions relativement modestes puisque l'architecte de la cour royale, Augustyn Locci, se voit confier un projet de manoir sans étage, d'un agencement typique pour l'époque en République de Pologne [la Pologne était alors un royaume et en même temps une république nobiliaire, système spécifiquement polonais donnant aux nobles une part importante dans la vie politique du pays - NDT]. Cependant, les succès militaires du monarque polonais et la renommée qui s'ensuit contribuent à une extension considérable du projet initial. L'agrandissement de la demeure est réalisé au cours des années 1677-1696. En résultat, l'édifice porte les traits aussi bien d'une résidence nobiliaire polonaise que d'une villa italienne dotée d'un jardin, et d'un palais français de style Louis XIV.

Après la mort du roi en 1696, la résidence passe aux mains de ses fils, puis, en 1720, le palais en déclin est racheté par l'une des plus riches Polonaises de l'époque - Elżbieta Sieniawska. Pendant les 9 années qui suivent, elle continue les travaux entrepris par Sobieski. Sont alors édifiées les ailes latérales, prévues par le roi mais qu'il n'a pu réaliser de son vivant. Après la mort de Sieniawska, c'est sa fille Maria Zofia Denhoffowa, épouse Czartoryska, qui hérite du palais. En 1730, le palais se trouve pour trois ans entre les mains du roi Auguste II de Saxe (dit « le Puissant »), qui y réalise de nombreuses modifications, plus particulièrement en ce qui concerne le décor intérieur.

Vers la moitié du XVIIIe siècle, c'est la duchesse Izabela, fille des époux Czartoryski et femme du maréchal Lubomirski, qui hérite des biens de Wilanów ; sous sa gouverne, Wilanów revient à son éclat premier.

Soixante-neuf ans plus tard, la duchesse Lubomirska cède Wilanów à sa fille et son époux Stanislas Kostka Potocki. C'est grâce aux efforts de celui-ci qu'en 1805 est ouvert à Wilanów l'un des premiers musées de Pologne. Les Potocki sont restés liés à Wilanów jusqu'en 1892, date à laquelle la dernière héritière de la famille, Alexandra, lègue ses biens à son cousin, Ksawery Branicki. Les Branicki habitent à Wilanów jusqu'en 1945 ; c'est alors que le palais est repris par le Ministère de la Culture et des Arts.

Le Palais de Wilanów fait partie des rares monuments historiques de Varsovie qui ont réchappé aux désastres causés par la Seconde guerre mondiale.

Source: www.wilanow-palac.pl

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Publié dans #Histoire & Patrimoine

Publié le 12 Juin 2016

Marie-Casimire de la Grange d'Arquien - Peintre anonyme - Musée du Palais de Wilanow
Marie-Casimire de la Grange d'Arquien - Peintre anonyme - Musée du Palais de Wilanow

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ll y a eu, dans l'histoire de la Pologne, différentes périodes où on tenta un rapprochement avec la France. Cependant, bien que les mariages internationaux aient été chose courante dans les cours européennes, le Royaume de Pologne ne connut que deux reines d'origine française au XVIIe et au début du XVIIIe siècle.

Louise-Marie de Gonzague

Née à Paris (ou peut être à Nevers) le 18 août 1611, la fille de Charles de Gonzague et de Catherine de Guise, Louise-Marie, faillit épouser, en 1627, Gaston d'Orléans (frère cadet de Louis XIII), mais Louis XIV s'y opposa. Finalement ,elle fut mariée par procuration, en 1645, au roi de Pologne, Wladyslaw IV, lui-même veuf. Le mariage officiel eut lieu l'année suivante à Varsovie. La reine fut obligée de n'utiliser que le prénom de Louise, car en Pologne celui de Marie était traditionnellement réservé à la Vierge.

Le mariage ne dura que trois ans, jusqu'à la mort du roi Wladyslaw, en 1648. Après l'accession au trône du frère cadet de Wladyslaw, Jan Kazimierz (Jean-Casimir), Marie-Louise devint la femme de celui-ci, le 30 mai 1649. En 18 ans, de mariage ils n'eurent que deux enfants, tous deux morts en bas âge.

La reine fut très active et fit preuve d'ambition politique lors du règne de son mari ce qui lui valut l'hostilité de la noblesse polonaise, peu habituée à ce qu'une femme prenne des initiatives comme mener une armée, publier le premier journal polonais, tenter d'adopter l'élection royale du vivant du monarque etc. On lui doit également l'arrivée sur les terres polonaises de plusieurs ordres religieux comme les filles de la Charité ou, encore, le premier salon littéraire de Varsovie.

Louise-Marie de Gonzague mourut à Varsovie le 10 mai 1667. Son tombeau se trouve dans la crypte du château royal de Wawel, à Cracovie — la nécropole des rois et reines polonais —, tandis que son cœur et son masque mortuaire furent déposés à l'église des sœurs de la Visitation à Varsovie.

Marie-Casimire dite "Marysienka" ou le grand amour de Jan III Sobieski

Née le 28 juin 1641 à Nevers, Marie-Casimire de la Grange d'Arquien arriva en Pologne à 4 ans, à la suite de Louise-Marie de Gonzague. Cela suffit à alimenter les rumeurs faisant de la jeune Marie une enfant naturelle de Louise qu'elle aurait eu du prince de Condé ou marquis de Cinq-Mars — affirmation jamais confirmée mais avancée à plusieurs reprises par les ennemis de la reine Louise à la cour.

Confrontée dès l'enfance à la culture et la langue polonaise, qu'elle assimila très bien, Marie-Casimire fut renvoyée en France à l'âge de 7 ans après la mort du roi Wladyslaw IV. Elle fut éduquée dans un couvent avant de revenir en Pologne en 1653, après le second mariage de la reine Louise. C'est à la cour qu'elle fit la rencontre de son futur mari et grand amour, Jan (Jean) Sobieski. Elle fut cependant mariée en 1658 au voivode Jan Sobiepan Zamoyski de la haute noblesse polonaise. Ils eurent ensemble 4 enfants dont aucun n'atteignit l'âge adulte. Veuve quelques années plus tard, Marie-Casimire épouse en secret Jan Sobieski, avant que celui-ci ne devienne roi de Pologne (en 1674). Leur mariage fut ensuite officialisé et Marysienka (comme l'appelait son mari) fut couronnée en 1676. Chose extrêmement rare surtout à ce niveau, ce fut un véritable mariage d'amour. Nous disposons de nombreuses lettres échangées entre les époux lors des campagnes militaires, qui témoignent d'une véritable passion. ("Seule consolation de mon cœur et de mon âme, la plus belle de toutes Marysienka, mon premier et unique amour en ce monde, la seule maîtresse de mon cœur" ainsi commençaient la plupart des lettres).

Tout comme Louise-Marie de Gonzague, Marysienka fit preuve d'ambitions politiques. Elle souhaitait surtout un rapprochement entre la France de Louis XIV et la Pologne.

De Jan III Sobieski, elle eut 13 enfants dont quatre seulement atteignirent l'âge adulte. Jan III Sobieski mourut en 1696; trois ans plus tard Marysienka quitta la Pologne pour l'Italie, puis elle revint en France où elle passa les dernières années de sa vie. Elle s'éteignit le 30 janvier 1716 à Blois, à l'âge de 75 ans. Sa dépouille fut transportée en Pologne pour être déposée auprès de celle de son mari Jan III Sobieski, d'abord à Varsovie à l'église des Capucins, puis, à partir de 1733, dans la crypte du château de Wawel.

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Publié dans #Histoire & Patrimoine

Publié le 12 Juin 2016

Dimanche 12 juin: 4ème dimanche après la Pentecôte

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David et Goliath dans un livre d'heures parisien, écrit vers 1450 et enluminé vers 1490.
La cathédrale Notre-Dame de Paris est représentée à l'arrière-plan. L'histoire de David et Goliath est traditionnellement lue aux matines du quatrième dimanche après la Pentecôte.

Folio 93r d'un manuscrit d'une collection privée mis à la disposition du public sur le site e-codices. bit.ly/25QPOhA

Source: Scola Metensis

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Rédigé par Association Oriflammes

Publié dans #Messes & Fêtes chrétiennes

Publié le 9 Juin 2016

Rédigé par Association Oriflammes

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Publié le 9 Juin 2016

Rédigé par Association Oriflammes

Publié dans #Vie de l'association

Publié le 8 Juin 2016

Jean III Sobieski : un roi pour la Pologne
Jean III Sobieski : un roi pour la Pologne

Éternellement associé à la victoire de Vienne face aux Ottomans en 1683, Jean III Sobieski demeure, plus de 300 ans après sa mort, le 17 juin 1696 à Varsovie, l’un des rois les admirés de notre histoire européenne. Sa valeur militaire, son amour de la patrie et de la foi n’égalaient-elles pas, en une glorieuse symbiose, sa droiture morale ainsi que son amour entier pour son épouse, la reine Marie-Casimire, Française de modeste noblesse arrivée en Pologne avec la suite de Louise-Marie de Gonzague? Comment, dès lors, arrêter la perpétuation d’un mythe et empêcher que de jeunes gens, épris d’idéal, ne s’en imprègnent et s’en inspirent lorsque se rassemblent, en un seul homme, les plus hautes vertus de la vaillance physique et de l’esprit, corps et âme élevés au plus haut d’une même dignité et tendus vers un seul objectif : la pérennité de la patrie et de ses valeurs morales, éthiques et spirituelles.

Le 17 juin 1696 s’éteignait le plus aimé des rois, combattant invaincu devenu roi de Pologne, par acclamation et à la quasi-unanimité, par un 21 mai 1674. A l’heure où l’Europe, éprise de frivolités mondaines, n’acclame plus que d’éphémères célébrités, idoles sans lendemains façonnées par les médias dans le seul but de nous soumettre, cette élection nous ramène au temps de ces héros véritables, emplis d’humilité, de force et de panache, imprégnés des lois de leur civilisation et dévoués aux intérêts de leur pays parce qu’ils en étaient les héritiers.

Fort d’une longue carrière de hauts faits face aux Tatars, aux Cosaques, aux Suédois, aux Moscovites et aux Turcs, Jean III Sobieski verra sa consécration glorieuse lors de la bataille de Vienne de 1683 ; aux côtés de Charles V Lorraine, autre incarnation immense de cet esprit européen où se mêlent sens de l’honneur et du bien commun et qui imbibait les consciences d’alors, pleinement pénétrées de leurs responsabilités face à l’histoire. A l’heure où nombre de peuples européens doutent de leurs élites dirigeantes, éprouvant sentiment d’abandon ou de trahison, les exemples de Jean III Sobieski et Charles V de Lorraine nous appellent, tous, à un magnifique sursaut collectif, dont ne pourront émerger que des femmes et des hommes de volonté, pleinement ancrés dans leur héritage et aptes à surmonter les défis du temps présent. Et d’où surgiront, à nouveau, des noms qui marqueront l’histoire de leur empreinte éternelle, marquant par là-même le retour des Européens dans l’histoire universelle.

Les hussards ailés de Pologne, archanges chevauchant qui pour certains payèrent de leur vie le prix de notre liberté, étaient des combattants - combattants parce qu’ils demeuraient, au plus profond d’eux-mêmes, une armée de pères, de frères, de maris et de fils, chevaliers sans failles au service de leurs filles, de leurs sœurs, de leurs épouses et de leurs mères pour lesquels ils luttaient. Jean III Sobieski, le mari aimant, le guerrier intrépide et le stratège, les menait – une profonde leçon en ces temps où la vulgate féministe actuelle ne semble envisager le respect de la femme par l’homme que par une dévirilisation, voire une féminisation de ce dernier, plutôt que de considérer ce devoir de respect (et de protection) comme partie intégrante et incontournable de la virilité masculine.

A l’image des hussards ailés de Jean Sobieski, puissions-nous égaler le courage de nos aïeux, imiter leurs vertus protectrices et continuer de porter en nous ce sens du sacré sans lequel aucune victoire, ni aucun dépassement de soi, ne sont possibles.

Deux biographies consacrées au roi Jean III Sobieski sont à ce jour disponibles – l’une et l’autre rééditions de parutions anciennes. Nous les devons aux éditions Saint-Remi.

Tout d’abord, « Le libérateur de la Chrétienté au XVIIème siècle: Jean Sobieski », de Narcisse-Achille de Salvandy (1795-1856), ancien ministre de l’Instruction publique et membre de l’Académie française. Cette biographie est une édition allégée d'un ouvrage de l'auteur paru en 1829: "Histoire de Pologne avant et sous le roi Jean Sobieski". Malgré les retraits non-biographiques opérés par les éditions Saint-Remi, cet ouvrage demeure essentiellement une histoire de la Pologne au temps du roi, seule la partie consacrée à la bataille de Vienne et à la campagne de Hongrie nous faisant entrer véritablement dans la vie du personnage. A noter le « portrait à charge » de la reine Marie-Casimire en toute fin et décrite, à tort ou à raison, en épouse possessive puis en veuve ambitieuse.

Enfin, "Jean Sobieski, Eugène de Savoie et les Turcs" de Monseigneur Justin Fèvre  (1829-1907), prêtre du Diocèse de Langres, prélat de Sa Sainteté (1863), Vicaire général de Gap (1881-1884) et polémiste ultramontain. 

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Rédigé par Guillaume Durand

Publié dans #Vie de l'association, #Histoire & Patrimoine

Publié le 7 Juin 2016

Le Bogurodzica est l'un des premiers hymnes nationaux de l'histoire polonaise.

Son auteur est inconnu, de même que l'époque à laquelle il a été composé, bien que la majorité des historiens s'accordent à la situer entre le XIème et le XIIIème siècle. De toutes façons, la syntaxe utilisée ainsi que les nombreuses formes archaïques attestent d'une origine très ancienne. On ignore également où le Bogurodzica a été chanté pour la première fois, bien que d'après certains indices, il serait venu du Nord de la Pologne, peut-être de la région de Płock. En revanche, les premières versions écrites retrouvées du Bogurodzica sont beaucoup plus récentes, autour de l'année 1407. Les autres versions écrites ont sans doute été perdues mais il est aussi possible que pendant plusieurs siècle, ce chant se soit transmis uniquement oralement.
A l'origine chant religieux, le Bogurodzica devint avec le temps l'hymne des chevaliers polonais qui le chantaient avant chaque bataille, y compris celle de 1410 à Grunwald contre les Chevaliers Teutoniques ou celle de 1444 contre les Turcs. Il était également chanté pendant les cérémonies de couronnement des premiers rois de la dynastie des Jagellons dont il était l'hymne officiel.
Le Bogurodzica est également le plus ancien texte poétique écrit en langue polonaise conservé à ce jour. Aujourd'hui, il est encore chanté dans les églises polonaises.
Source:
www.lapetite-pologne.com

Interprète: Szelindek (Hongrie)

Interprète: Stary Olsa (Biélorussie)

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Publié dans #Musique

Publié le 5 Juin 2016

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Publié dans #Histoire & Patrimoine

Publié le 3 Juin 2016

 Fêtes Johanniques de Reims 2016

2 000 figurants costumés pour fêter Jeanne d'Arc.

En Champagne-Ardenne, chaque année, se succèdent spectacles et fresques historiques vivantes lors des Fêtes johanniques de Reims.

Dans une ambiance moyenâgeuse, le public peut flâner le long des échoppes du marché médiéval au cœur de la ville de Reims.

Plusieurs temps forts ponctuent ces Fêtes johanniques, dont le Grand Cortège des sacres, avec plus de 8 00 figurants en costumes d'époque, qui accompagnent Jeanne d'Arc et Charles VII jusqu'à la cathédrale Notre-Dame.

Le cœur de la ville de Reims bat à l’heure médiévale. Tout un programme de festivités rythme le week-end des Fêtes johanniques : cortèges, fanfares, reconstitutions historiques, campement avec guerriers, artisans et troubadours…

Date : du samedi 4 juin 2016 au dimanche 5 juin 2016

Parvis de la cathédrale Notre-Dame de Reims

Place Cardinal-Luçon - 51100, Reims

Site internet : http://www.reims-fetes.com

Renseignements au 03 26 82 45 66

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