Saint Louis, un saint à multiples facettes !

Publié le 25 Avril 2014

Dans l’imaginaire populaire colporté par les manuels d’histoire républicains, saint Louis est le roi juste, nouveau Salomon, qui juge sous un chêne à Vincennes. Il est soucieux de protéger les petits contre l’oppression des puissants. Sa popularité est installée ! Nul n’ose la contredire encore aujourd’hui.

Mais nous pouvons essayer de cerner davantage le personnage. Saint Louis est un homme pieux, qui partage les dévotions de son temps. Il va en pèlerinage et est fasciné par la Terre sainte. Homme de Foi, il fait vœu de s’y rendre et abandonne alors son royaume pour l'accomplir. C’est une équipée qui semble à vue humaine absolument imprudente mais il l’entreprend.

Il part en famille avec son épouse et ses frères puis, ses fils. Un fils lui naît pendant le voyage. C’est une dimension du personnage. Saint Louis est un homme amoureux de sa femme. Il la protège face à sa mère, certainement un peu possessive. Il est aussi très lié à ses frères et en particulier, Alphonse et Robert. Il est très soucieux de l’éducation de ses enfants.

Il est aussi un grand serviteur de l’Eglise. Il s’entoure de prélats, bâtit des monastères (il charrie lui-même les pierres à Royaumont avec son frère). Il fait, surtout, construire la sainte Chapelle pour abriter la relique de la Couronne d’épine qu’il a accueillie lui-même avec grande dévotion.

Il partage, aussi, la spiritualité de son temps portée par les Dominicains et les Franciscains, essayant de vivre dans une certaine austérité et partageant avec eux le souci des pauvres et des malades. C’est pourquoi, avec sa sœur Isabelle qui fonde un couvent de Clarisses à Longchamp où elle se retire puis meurt, il figure sur la façade de l’église Sainte-Elisabeth à Paris avec Saint François d’Assise, église construite pour abriter un couvent de Franciscaines.

Enfin, il apparaît comme un artisan de paix. C’est pourquoi, pour le remercier d’avoir établi la paix entre le Pape et l’Empereur, le Grand maître des Chevaliers teutoniques, beau-frère de Sainte Elisabeth de Hongrie, lui fait don du manteau de Saint François que celui-ci avait donné à Sainte Elisabeth en gage d’amitié spirituelle mais connaissant certainement, aussi, l’affection du Saint Roi pour le pauvre d’Assise.

C’est donc une belle figure de saint, chef d’Etat, père de famille, époux attentionné, soucieux des pauvres, assoiffé de justice, dévot du Christ en sa Passion et fils de Saint François que nous sommes appelés à célébrer 800 ans après sa naissance et son baptême à Poissy. Puisse-t-il intercéder pour nous qui sommes à la recherche de repères pour notre vie civile et familiale !

Abbé Snoëk - Paroisse Sainte-Elisabeth de Hongrie (Paris 3ème)

http://www.sainteelisabethdehongrie.com/

Publié dans #Vie de l'association

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