Ils quittèrent la France de la Révolution pour s’installer dans les steppes de la Nouvelle Russie

Publié le 27 Septembre 2016

Ils quittèrent la France de la Révolution pour s’installer dans les steppes de la Nouvelle Russie

Par Ilia LAKSTYGAL. Nous avons déjà abordé la question de l’immigration des Russes en France. Mais il exista aussi un phénomène inverse. Vu le contexte actuel, tout le monde est au courant du cas de Depardieu, mais lui n’est pas le premier à réussir son évasion pour la Russie …

Pendant la plus grande partie du XVIIIème siècle, le jeune empire russe, espérant devenir une grande puissance, ressentit un besoin pressant de spécialistes dans des domaines aussi nombreux que variés. L’arrivée d’étrangers en grand nombre commença sous Pierre le Grand, à la fin du XVIIème siècle, les Allemands composant le premier flux. Les Français suivent le mouvement.

La deuxième moitié du XVIIIème siècle connut une suite de guerres russo-turques. Dans ces conflits la Russie s’empara de vastes territoires situés au nord de la mer Noire, qui reçurent le nom de Novorossia, ou Nouvelle Russie (un nom qui réapparut en 2014 lors la guerre civile, en Ukraine). Il fallut alors tout à la fois coloniser et mettre en cultures ces espaces. Les steppes sauvages, qui n’étaient jusqu’alors habitées que par des nomades et des animaux, connurent l’arrivée de colons, dont un certain nombre étaient composées d’étrangers. C’est ainsi que de nouveaux ports et de nouvelles villes apparurent. Des Français contribuèrent ainsi à la conquête et à l’aménagement de la région.

À la fin du XVIIIème siècle on compta ainsi entre 100 000 et 150 000 migrants français en Europe. La plupart d’eux s’installèrent en Angleterre (25 000, environ). La Russie obtint la deuxième place par le nombre de migrants accueillis (15 000). Il exista deux groupes d’émigrés. Les premiers étaient constitués de connaissances de l’impératrice Catherine II, ou bien avaient des liens avec la noblesse russe. Certains furent invités par l’impératrice elle-même (le duc de Richelieu) et occupèrent de hauts postes de l’État. Les autres, malgré leur noblesse, en furent réduits à enseigner le français, tel le vicomte de Melville. Un des contemporains, F. Vigel, nota : « Chez nous [en Russie] Il n’y avait pas de situation intermédiaire pour les Français : ils doivent être seigneurs ou gouverneurs … »

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Rédigé par Association Oriflammes

Publié dans #Histoire & Patrimoine

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