Musique sacrée russe en l'église Sainte-Eugène-Sainte-Cécile (Paris 9ème)

Publié le 7 Septembre 2016

Musique sacrée russe en l'église Sainte-Eugène-Sainte-Cécile (Paris 9ème)

Un grand concert de chants orthodoxes russes sera donné en l'église Saint-Eugène Sainte-Cécile à Paris, le jeudi 6 octobre 2016 à 21h, par l'ensemble vocal masculin "Chantres Orthodoxes Russes".

Le panorama de la musique liturgique et monastique russe, qui sera interprété, illustre la riche histoire de la musique orthodoxe russe depuis l'abandon du chant byzantin à la fin du XVIe siècle.

Depuis leur création en 2013, les "Chantres Orthodoxes Russes" se consacrent au répertoire liturgique russe et plus particulièrement aux œuvres des grands centres spirituels comme la laure de Kiev, mais surtout la laure de la Sainte-Trinité- Saint-Serge. Placé sous la direction de Serge Rehbinder, maître de chapelle en l'église orthodoxe russe de Saint Séraphim de Sarov à Paris, l'ensemble vocal " Chantres Orthodoxes Russes " est composé de chanteurs professionnels et amateurs qui ont fait leur classe dans de grands chœurs en Russie et en France, comme ceux de la laure de la Trinité Saint-Serge près de Moscou dirigé par feu l'archimandrite Matthieu Mormyl, de la cathédrale russe Saint Alexandre Nevsky à Paris ou le chœur de Crimée placé sous la direction d'Igor Mikhailevskiy.

Les premières polyphonies religieuses, inspirées par le chant populaire russe, voient le jour au XVIIe siècle, à la suite de l'ouverture à l'Occident et de la découverte du chant liturgique polonais. Un siècle plus tard, les chantres russes adaptent le principe du choral luthérien à de vastes compositions à 8, 12, voire 48 voix. Mais le XVIIIe siècle est aussi celui du goût italien. Le public se rend à l'église comme on va à l'opéra pour écouter les " concerti" à plusieurs parties " de Dimitri Bortniansky. Plus tard, les compositeurs de l'Ecole de Saint-Pétersbourg se tournent vers le romantisme allemand, puisant leurs thèmes dans les mélodies populaires, à la manière du lied allemand.

Avec le réveil culturel de la Russie au XIXe siècle et l'éclosion du mouvement slavophile, l'école synodale de Moscou renoue avec des motifs anciens et des harmonisations sobres et propices à la prière et à la méditation. L'introduction dans le chœur des voix de basse profonde renforcent le caractère mystique du drame liturgique. D'une étonnante beauté, cette musique est cependant peu jouée en concert, les basses profondes étant rares et très recherchées.

Début du concert à 21 heures.

Église Sainte-Eugène-Sainte-Cécile - 4, rue du Conservatoire (Paris 9ème)

Métro: Bonne Nouvelle.

Rédigé par Association Oriflammes

Publié dans #Evénements, #Vie de l'association

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