Publié le 20 Avril 2015

L’Ensemble Choral La Brénadienne donnera la grande messe en ut mineur de Mozart les 8 et 9 mai à l’Église Saint-Germain l’Auxerrois, Paris 1er.

Cette magnifique œuvre avec orchestre et solistes sera précédée d’une autre œuvre de Mozart, le Misericordias Domini.

Accès: Station Louvre Rivoli (Ligne 1).

Tarif: 17 euros en prévente/20 euros sur place.

Pour plus d'informations sur la paroisse Saint-Germain l'Auxerrois:

http://www.saintgermainauxerrois.fr/

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Publié le 6 Avril 2015

« Fais ce que dois, advienne que pourra ». Le 16 mars 1185, il y a 830 ans, s’éteignait Baudouin IV de Jérusalem. Il avait 24 ans. Humblement, insensiblement, abandonnant son corps déchu en la Jérusalem terrestre à la défense de laquelle il s’était consacré tout entier, il s’en fut rejoindre la demeure promise par l’Ecriture, à laquelle il aspirait de tout son être, la Jérusalem céleste, pour y connaître enfin la béatitude dans un corps de gloire. Lui, le faible, l’infirme, avait réussi à barrer la route du plus grand, du plus puissant, du plus résolu des ennemis que la Terre Sainte ait jamais connu, Saladin. Après douze ans de règne l’héritage que lui avait légué son père était intact. Une dernière fois il avait fait venir les grands feudataires du royaume. Impressionnants et poignants adieux de cet être défiguré dont la vue seule provoquait l’effroi ou une profonde pitié. Dans le silence atterré des barons, un souffle de voix sortit des lèvres difformes, de cette voix si particulière et si attendrissante pour son léger défaut de prononciation, afin de demander à tous de jurer fidélité à son neveu et héritier et de respecter ses dernières volontés concernant la régence. Remués au plus profond d’eux-mêmes, sous leur rude carapace par tant de grandeur et de dévouement, tous jurèrent avec émotion pour lui complaire et lui témoigner une dernière fois leur confiance, leur attachement et leur affection. Baudoin venait d’achever son dernier combat.

C’est ainsi que disparut Baudouin de Jérusalem, le roi lépreux, « stoïque et douloureuse figure, la plus noble peut-être de l’histoire des Croisades, figure où l’héroïsme, sous les pustules et les écailles qui le couvraient, confine à la sainteté, pure effigie du roi français » [1]. Une figure défigurée que nous avons croisée, adolescents, dans L’étoile de pourpre ou bien dans Kingdom of Heaven, et plus tard peut-être dans les ouvrages historiques de R. Grousset, D. Paladilhe ou P. Aubé. Une figure hélas bien oubliée, en France du moins, comme l’est aujourd’hui d’ailleurs ce royaume franc de Terre Sainte que ses successeurs ne surent conserver. On oublie celui qui, pendant dix ans, a tenu tête à Saladin et l’a fait fuir plus d’une fois. On oublie que ce roi était un adolescent. On oublie que pendant son règne il eut à subir une des plus rudes épreuves que puisse subir un être humain, celle de la lèpre. On oublie que malgré l’adversité son pays était prospère, que des villes, depuis rayées de la carte, étaient riches ! On rappelle trop souvent les fautes commises après sa mort et l’on néglige les remarquables réalisations faites durant son règne. Il faut toujours se souvenir qu’il est sorti vainqueur de trois ennemis qui l’assaillirent sans relâche : Saladin, les intrigues de cour autour de sa succession, sa maladie. Evoquons-les successivement.

Saladin, c’est ce général kurde fanatique qui s’empara de l’Egypte et de la Syrie au moment où mourait le père de Baudouin. Si bien que « le règne du malheureux jeune homme, nous dit R. Grousset, ne devait être qu’une longue agonie, mais une agonie à cheval, face à l’ennemi, toute raidie dans le sentiment de la dignité royale, du devoir chrétien et de la responsabilité de la Couronne en ces heures tragiques où au drame du roi répondait le drame du royaume » [2]. Jamais, tant que Baudouin vécut, Saladin ne réussit à prendre un réel avantage. Et les plus glorieuses victoires des croisades furent celles de l’adolescent lépreux. Couronné en 1174, il repousse une première fois les Turcs en 1176, à 15 ans, alors qu’il vient d’accéder à la majorité. En 1177, à Montgisard, alors qu’il n’a pas encore 17 ans et que la situation semblait désespérée, il met en fuite une armée de 26 000 hommes avec seulement 400 chevaliers. Le patriarche jacobite Michel le Syrien raconte : « Dieu, qui fait paraître sa force dans les faibles, inspira le roi. Il descendit de sa monture, se prosterna face contre terre devant la Vraie Croix, et pria avec larmes. A cette vue, le cœur des soldats fut ému, ils jurèrent sur la Croix de ne pas reculer et de regarder comme traître quiconque tournerait bride. Ils remontèrent à cheval et chargèrent  ». Ce fut une victoire éclatante. Trois ans de suite la guerre se poursuivit, aboutissant à une trêve malheureusement rompue par la faute du cruel et inconsistant Renaud de Châtillon. Baudouin fit taire son ressentiment, se porta au secours de son vassal et vainquit le sultan. Il ne cessera de s’opposer à ses retours offensifs. Le corps rongé d’ulcères, presque aveugle, désormais incapable de quitter sa litière, le roi galvanisait ses troupes et faisait fuir l’ennemi, saisi de stupeur à la vue de l’énergie surhumaine de ce cadavre ambulant.

Le deuxième ennemi que dut combattre Baudouin, ce fut son entourage, et en particulier sa parenté. S’il put s’appuyer sur des fidèles d’exception comme l’archevêque et mémorialiste Guillaume de Tyr, le maréchal Onfroy de Toron ou le comte Raymond de Tripoli, tous ceux qui lorgnaient sur sa succession sans mesurer d’ailleurs la charge qu’elle impliquait complotaient et finirent par hâter la fin : il ne fallut pas plus de deux ans pour qu’à la faveur d’intrigues la régence fût ruinée et que le royaume tombât sous les coups des Turcs. Ce fut la funeste bataille de Hattin. A l’ambition des uns s’ajoutait la veulerie des autres tandis qu’en Europe d’où pouvait provenir les secours l’indolence piquetée de rivalités dynastiques paralysait princes et rois. Tout au long de son règne Baudouin ne cessa d’être déçu par ceux qui auraient dû être ses plus solides soutiens. Avec patience et abnégation il s’efforça de les réconcilier et de les mobiliser au service du bien commun. Avec peine.

Car il luttait chaque instant contre un troisième ennemi, encore plus intime : cette lèpre qui, pourrissant le corps, est, dans la Bible, le symbole du péché qui défigure l’âme. La lèpre, cette maladie qui en détruisant les terminaisons nerveuses rend insensible le corps mais qui par l’horreur et les infirmités qu’elle suscite transperce aussi le cœur. Car Baudouin avait tout pour lui : beau, intelligent, courageux, excellent cavalier, il était un chevalier accompli. Terrassé par les poussées progressives de ce mal incurable, il offre encore aujourd’hui un exemple admirable de résilience et d’abnégation, se décentrant de lui-même pour s’oublier totalement dans le service du royaume que la providence lui avait confié. C’est là que se manifeste sa grandeur, et une grandeur surnaturelle : «  Dans un cloaque d’ambitions, de violences et de luxure, couvert du signe de la croix comme par sacrilège, cet enfant mystique n’a pas seulement accompli la perfection du prince selon l’Evangile : par l’épreuve de la maladie, de la détresse solitaire et de la mort précoce, il fut aussi un Christ de douleur couronné d’or et d’épines » [3]. « Christ de douleur couronné d’or et d’épines » ! Oui, Baudouin consentit à prendre sur lui le symbole du péché comme le Christ dans sa chair lui aussi en avait porté la réalité. Baudouin est une figure christique éminente, comme le sera, un siècle plus tard, un autre roi, devenu pèlerin de l’Absolu, rongé par les fièvres et mourant sur la cendre devant les murs de Tunis, Saint Louis. On pourrait appliquer au roi Baudouin ce que le cardinal Sarah dit du saint pape Jean-Paul II : il fut la « gloire de la souffrance » et son règne, « un règne prodigieux et crucifié à la fois  » [4].

Alors, au moment de chanter l’absoute, est-il bien nécessaire de prier pour lui ? N’est-ce pas plutôt à lui d’intercéder pour nous ? D’intercéder pour ce Proche Orient auquel il se dévoua et pour cette Europe dont il fut issu.

Le Proche Orient d’abord. En ces jours où le fanatisme et la barbarie des héritiers de Saladin terrorisent chrétiens et musulmans, son exemple est d’actualité : il a combattu loyalement ses ennemis en recourant aux armes, mais en même temps les musulmans installés dans son royaume confessaient préférer être sous la croix que sous le croissant. Car il était juste et miséricordieux en même temps que fort et courageux. On sait aujourd’hui que le monde islamique ne gagnera rien à la disparition des chrétiens d’Orient. Leur humanité, perfectionnée par l’Evangile, est un gage de paix et de réconciliation pour tous ceux qui habitent dans cette région.

L’Europe ensuite. En ces jours où la noblesse d’âme a déserté les palais que se disputent tous ceux qui sont affamés de pouvoir et d’avoir son exemple nous fait cruellement regretter le temps de ces chefs à l’âme profondément chrétienne qui surgissaient pour entraîner à leur suite les meilleurs et pour tenir en respect la meute des médiocres. Il en est certains qui paradent aujourd’hui à la tête de nos institutions et qui ne valent sûrement pas le valet d’armes qui graissa le heaume du roi au matin de Montgisard ! Si la veulerie a toujours existé, au moins devait-elle reconnaître sa condition face à de tels exemples de lumière. Une lumière tout intérieure mais d’autant plus éblouissante, une lumière issue des ténèbres du Vendredi Saint, une lumière qui fortifie les cœurs purs et confond les méchants, une lumière si contraire aux feux qu’un monde fanatique et fruste, avide de pouvoir mais fasciné par la supériorité de son adversaire, oppose aux paillettes artificielles d’un autre monde, matérialiste, effondré sur sa richesse et son vide existentiel. Baudouin nous rappelle la parole du prophète Samuel face au jeune David : « Les vues de Dieu ne sont pas comme les vues de l’homme, car l’homme regarde à l’apparence, mais le Seigneur regarde au cœur  » [5]. Parole si actuelle à l’heure où en ce monde de l’apparence, de la cosmétique et de la superficialité, on s’apprête à supprimer légalement ceux qui nous rappellent cette faiblesse de l’homme dans laquelle peut transparaître la puissance de Dieu : aujourd’hui les moribonds, demain les handicapés et pourquoi pas après-demain ceux dont la pensée n’est pas conforme à la doxa dominante. Non, la dignité de l’homme n’est pas dans l’apparence du corps, elle est dans la pureté du cœur.

Baudouin le lépreux, roi de Jérusalem, a traversé les sombres tempêtes de l’histoire comme un astre de lumière. D’une lumière ténébreuse dont seule la foi peut déchiffrer le mystère. « Devenu parfait en peu de temps, il a fourni une longue carrière. Son âme était agréable au Seigneur, aussi est-il sorti en hâte du milieu de la perversité ». Et le livre de la Sagesse continue : « les foules voient cela sans comprendre. Le juste qui meurt condamne les impies qui vivent, et la jeunesse vite consommée, la longue vieillesse de l’injuste » [6]. En ces jours de carême, qui nous pressent de suivre le Christ de plus près, l’exemple de Baudouin, configuré jusque dans sa chair à la passion de son Maître, nous provoque : force d’âme, intelligence politique, incorporation au mystère du Sauveur. Qu’un jour il nous soit donné de le vénérer sur les autels !

Abbé Eric IBORRA, Vicaire de la paroisse Saint-Eugène-Sainte-Cécile (Paris 9ème)

[1René Grousset, L’épopée des croisades, Perrin, 2000, p. 181.1

[2Grousset, ibid.

[3Pierre-Henri Simon, Discours de réception à l’Académie française

[4Card. Robert Sarah, Dieu ou rien, Fayard, 2015.

[52 Sm 16,7.

[6Sg 4, 13-16.

Source: Le Rouge et le Noir

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Publié le 5 Avril 2015

Monastère d’Ósios Loukás - Mosaïque de l'Anastasis
Monastère d’Ósios Loukás - Mosaïque de l'Anastasis

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Publié le 4 Avril 2015

"La Légion a renoué jeudi avec la tradition et a débarqué au port de Malaga pour accompagner la procession de l’après-midi avec les titulaires de la Confrérie du Mena, le Christ de la Bonne Mort et des Âmes et Notre-Dame de la solitude. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre de la Justice, Rafael Catala; du délégué du gouvernement andalou, Antonio Sanz; du Secrétaire d’État à l’UE, Inogo Méndez de Vigo; du président des Baléares, José Ramon Bauza, et du directeur général de la police, Ignacio Cosidó. À 10h20, les manœuvres d’amarrage du navire de troupe « Contramestre Casado » ont débuté au quai 2 du port de Malaga. C’est le plus ancien navire de troupe de l’Armada espagnole en service, à l’exception du « Juan Sebastián Elcano », avec 104 mètres de long et 14 mètres de large. En formation sur le pont du navire, les légionnaires ont chanté «le fiancé de la mort» pour la plus grande joie des milliers de Malaguenos qui ont assisté à l’amarrage puis au défilé dans les rues de la ville, au rythme de 160 pas par minute.

Ce crucifix a été fait en 1942 par Francisco Palma Burgos et s’inspire de l’œuvre originale de Pedro de Mena y Medrano, disparu dans les événements de mai 1931 et dont la Confrérie de Mena porte le nom. Pour la procession, placé sur un trône, il pèse 2.500 kilos et nécessite 235 hommes tandis que la statue de María de la Soledad qui date du XVIIe siècle, est portée en procession sur un trône d’un poids de 4.200 kg porté par 255 hommes . Cette année, un groupe d’environ 200 soldats de la Légion de la caserne de Viator (Almería) sont en Irak et s’occupent de la formation des forces armées du pays au sein de la Coalition Internationale qui se charge de lutter contre l’EI. C’est aussi la première année qu’un légionnaire féminin participe au port du Christ de la Bonne Mort."

Source: La nouvelle gazette française.

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Publié le 2 Avril 2015

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Publié le 1 Avril 2015

Alphonse le Sage – ou le Savant –, roi de Castille et de León au 13e siècle, illustre protecteur des sciences et des lettres, avait sa propre chapelle religieuse et ses ménestrels. De nombreux troubadours fréquentèrent sa cour, et lui-même se qualifie de « troubadour de la Vierge ». Cantigas de Santa Maria, antiennes et polyphonies mariales, chansons pieuses de troubadours illustrent la vie musicale foisonnante à la cour de ce puissant monarque.

 

"A la cour d'Alfonso el Sabio" /Ensemble Discantus :

dimanche 26 avril 2015 à 16:00 & lundi 27 avril 2015 à 12:30

Lieu: Paris, musée de Cluny

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