Publié le 29 Mars 2016

FIGAROVOX/INTERVIEW - L'Evêque de Toulon est actuellement en Syrie pour approfondir les liens qui unissent son diocèse à celui d'Homs. Il nous explique le sens de sa démarche.

Pourquoi vous rendez-vous en Syrie, pour la deuxième fois depuis le début du conflit?

La Syrie est un pays que je connais bien. J'y suis allé la première fois il y a trente ans, à la rencontre des chrétiens. J'y ai séjourné à plusieurs reprises, en passant par le Liban, pour donner des conférences, et prêcher la retraite des prêtres de Beyrouth. Mon dernier voyage date d'août dernier, où j'ai rencontré le patriarche Melkite Lahram Grégoire III et monseigneur Arbach, archevêque Melkite de Homs. Je vais en Syrie pour nouer des liens entre le diocèse de Fréjus-Toulon et l'archidiocèse melkite de Homs, dans le cadre d'un jumelage entre nos deux églises. Monseigneur Larahm est venu dans mon diocèse. En retour je vais de nouveau visiter l'évêque de Homs pour renforcer les liens, les approfondir. Je crois qu'il faut aider les chrétiens à rester là-bas, les aider à reconstruire leurs églises et leurs écoles, et témoigner notre solidarité dans le drame de la guerre.

Que représentent les Chrétiens d'Orient pour l'Eglise d'Occident?

Ils sont d'abord un trait d'union à l'intérieur des pays où ils vivent. Les petites communautés chrétiennes au Liban ont permis la coexistence harmonieuse entre les différents courants religieux. Ils sont des créateurs de ponts. En Syrie, quoique étant minoritaires, ils avaient une vocation d'entente de rencontre et de dialogue. Il y a 15-20 ans, il y avait une harmonie entre les communautés.

Ensuite, ils représentent nos racines. A travers eux, nous rencontrons la trace vivante de l'Eglise des premiers siècles. Ils sont gage de l'historicité patrimoniale de notre foi. Enfin, les églises et les communautés qui sont confrontées au tragique des persécutions et à la menace de l'anéantissement nous ramènent à l'essence de notre foi. Jamais la foi n'est aussi vive et pure qu'à travers le martyre, que sur la Croix. En ce sens ils s'identifient à notre maître le Christ.

Que signifierait la disparition des Chrétiens d'Orient?

Ce serait une perte patrimoniale, culturelle, une amputation de nos racines. Ce serait aussi une menace pour l'interculturalisme de ces pays. Les Chrétiens sont le liant et l'attestation d'une différence. Sans eux régnerait sans partage un totalitarisme religieux qui serait écrasant. Ils sont dans les pays où ils vivent une respiration, une lucarne ouverte sur l'universel.

Pour lire la suite, cliquer sur le lien ci-dessous.

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Rédigé par Association Oriflammes

Publié dans #Actualité

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Publié le 28 Mars 2016

Procession Saint-Martin: le programme

Chers amis,

Comme promis, nous vous dévoilons le programme de la journée du samedi 21 mai 2016 consacrée à saint Martin:

10h30:    Messe (forme extraordinaire / Abbé Guelfucci)

              - Eglise Sainte-Elisabeth de Hongrie - Paris 3ème (Métro Temple - Ligne 3)

14h:       Départ de la procession de l'église Sainte-Elisabeth de Hongrie.

              Avec les reliques de saint Martin apportées de Bazeilles.

16h:       Arrivée de la procession - Eglise Saint-Germain l'Auxerrois - Paris 1er (Métro Louvre)

              Vêpres et vénération des reliques de saint Martin.
             
Allocution de l'abbé Paul Préaux, Modérateur général de la Communauté Saint-Martin

Paroisses et communautés présentes:

Paroisse Saint-Germain l’Auxerrois (Paris 1er)

Paroisse Sainte-Elisabeth de Hongrie (Paris 3ème)

Aumônerie des Irlandais (Paris 5ème)

Paroisse Saint-Eugène-Sainte-Cécile (Paris 9ème)

Mission hongroise de Paris (Paris 10ème)

Mission roumaine de Paris (Paris 10ème)

Eglise Notre-Dame d’Egypte (Paris 10ème)

Paroisse Sainte-Jeanne de Chantal (Paris 16ème)

Eglise Notre-Dame de Chaldée (Paris 18ème)

Paroisse de Bazeilles (08)

Ensembles musicaux d’accompagnement :

Fanfare royale d’Hanzinne (Belgique)
Paris and District Pipe Band (Paris)

Nous remercions très fraternellement l'abbé Snoëk, curé de la paroisse Sainte-Elisabeth de Hongrie, ainsi que l'abbé Annequin, curé de la paroisse Saint-Germain l'Auxerrois, d'accueillir cet évenement dans leurs églises respectives.

D'autres annonces interviendront dans les prochaines semaines: nous vous demandons donc un peu de patience. Par ailleurs, nous venons d'ouvrir un espace de financement participatif pour toutes celles et ceux qui souhaitent soutenir cette procession: il vous suffit, pour cela, de cliquer sur le lien en dessous de cette publication.

Nous vous remercions de vos encouragements et vous disons à très bientôt!

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Rédigé par Association Oriflammes

Publié dans #Année Saint-Martin 2016, #Vie de l'association

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Publié le 27 Mars 2016

Enluminure de Caspar Härtli pour la fête de Pâques dans un recueil de chants à 4 voix datant de 1562. En haut, la Résurrection et les Trois Marie. Au milieu, les incipits d'une antienne alléluiatique et du psaume 116 en notation neumatique dite à clous ; à leur droite, Jonas rejeté sur la terre par le grand poisson. En bas, les disciples d'Emmaüs avec, à l'arrière-plan, la scène du Noli me tangere.

Saint-Gall, Stiftsbibliothek, codex 542, f°3 bit.ly/1Tbw4xP

Source: Scola Metensis

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Rédigé par Association Oriflammes

Publié dans #Messes & Fêtes chrétiennes

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Publié le 20 Mars 2016

Le Dimanche des Rameaux dans le bénédictionaire d’Æthelwold.

Ce rare recueil de bénédictions pontificales richement enluminé fut réalisé par le moine et scribe Godeman, entre 963 et 984, à la demande d'Æthelwold, évêque de Winchester.

Londres, British Library, ms Add 49598, f° 45v

Source: Scola Metensis

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Rédigé par Association Oriflammes

Publié dans #Messes & Fêtes chrétiennes

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Publié le 17 Mars 2016

Chers amis,

C’est avec une grande joie que nous vous confirmons la venue de la Fanfare royale d’Hanzinne pour notre procession Saint-Martin. Ses quarante-sept musiciens étaient déjà présents lors de la procession en l’honneur du roi saint Louis que nous avions organisée en mai 2014. Au-delà de la prestation musicale d’excellence qu’ils savent dispenser pour ce type d’événement, c’est aussi une histoire d’amitié et de confiance qui s’est nouée de part et d’autre de la frontière franco-belge. Nous les attendons donc avec impatience.

L’intégralité du programme (paroisses impliquées, horaires de la procession et des offices, personnalités présentes…) vous sera confirmée et détaillée sur ce blog durant la matinée du lundi 28 mars. Nous vous conseillons par ailleurs de ne vous référer qu'à ce blog pour toute information touchant à la journée du 21 mai – ceci afin d’éviter les « échos déformants » qui résonnent invariablement autour de tels projets.

De nombreux frais liés au déplacement et à l’accueil des différents groupes restant à financer, votre soutien demeure capital pour la réussite de ce nouveau projet. Une page de financement participatif sera bientôt ouverte. Chacun pourra ainsi, à la mesure de ses moyens, contribuer à la réussite de cette procession.

Bien à vous.

Samedi 21 mai 2016: la Fanfare royale d'Hanzinne parmi nous.

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Rédigé par Thierry Frippiat

Publié dans #Année Saint-Martin 2016, #Vie de l'association

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Publié le 7 Mars 2016

Chers amis,

Nous vous annonçons la présence de deux paroisses supplémentaires à notre procession du samedi 21 mai: tout d'abord, la paroisse Sainte-Jeanne de Chantal, située dans le 16ème arrondissement de Paris. Nous remercions l'abbé Arnaud BANCON, curé de cette paroisse, de sa confiance et de son écoute.

Enfin, la paroisse de Bazeilles, dans le département des Ardennes (Diocèse de Reims), fera également le déplacement, accompagnée de sa relique de saint Martin. Celle-ci sera au centre du temps de vénération qui suivra les Vêpres à Saint-Germain l'Auxerrois.

Neuf paroisses ont à ce jour intégré notre procession. L'intégralité du programme vous sera dévoilé après le dimanche de Pâques.

Le recrutement des bénévoles a d'ores et déjà commencé. Nous recherchons, actuellement, des porteurs de bannière.

Si vous souhaitez nous rejoindre pour intégrer nos équipes, n'hésitez pas à nous envoyer un message via l'onglet "contact", en indiquant vos nom, numéro de téléphone et ville de résidence.

Bien à vous,

Le Bureau de l'Association Oriflammes.

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Rédigé par Association Oriflammes

Publié dans #Vie de l'association, #Année Saint-Martin 2016

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Publié le 2 Mars 2016

La Hongrie est un pays d’Europe centrale, dont la superficie n’atteint pas le sixième de celle de la France. Pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi.

Avec plus de onze siècles d’existence, la Hongrie a joué un rôle capital sur l’échiquier diplomatique, à plusieurs moments de son histoire. Au Moyen Âge, elle fut un royaume beaucoup plus étendu et plus puissant que la France des Capétiens. Son destin bascula en 1526 sur le champ de bataille de Mohács, après la défaite face aux armées de Soliman le Magnifique. Elle a alors été divisée, perdant son territoire du centre du bassin danubien, qui subit pendant cent cinquante ans la domination destructrice des Turcs. Libérée, elle tomba alors sous la tutelle des Habsbourg.

Victime, à l’issue de la Première Guerre mondiale, du traité de Trianon signé le 4 juin 1920 et des appétits démesurés de ses voisins, la Hongrie fut réduite au tiers de sa superficie. Après plus de trois siècles d’effacement, elle devint un « État-résidu », sans frontières naturelles ni débouchés maritimes, privé en outre de la plupart de ses ressources et laissant hors de ses frontières, plus de trois millions de magyarophones qui constituent aujourd’hui la plus grande minorité ethnique de notre continent.

Acteurs de plusieurs tentatives de soulèvement aux XVIIIe et au XIXe siècles, les Hongrois ne renoncèrent jamais à leur liberté. Désormais délivrée du joug communiste, la Hongrie, fidèle à son histoire, a fait le choix de l’Europe pour reprendre ainsi toute sa place sur le continent.

Bernard Le Calloc’h, diplômé de l’INALCO, ancien professeur au lycée français de Gödöllo (Hongrie), ancien secrétaire à la Légation de France, est spécialiste des peuples finno-ougriens. Ses "Csángós de Moldavie" et "Sicules de Transylvanie" ont obtenu le Grand Prix 2007 de la Société de Géographie pour "Voyages d’étude, missions et Travaux". Il a reçu du gouvernement hongrois la Croix d'Or de l'ordre du Mérite pour l'ensemble de son œuvre.

Références: Bernard Le Calloc’h, Histoire de la Hongrie, éditions Armeline, 434 pages.

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Rédigé par Association Oriflammes

Publié dans #Livres

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