Publié le 9 Mai 2016

Le débat avait été vif au moment de la rédaction de la constitution européenne en 2005, il a été remis sur le tapis par Pierre Moscovici. L'ancien ministre français de l'Economie a estimé, hier, ne pas croire "aux racines chrétiennes de l'Europe". Interrogé sur l'élection d'un maire musulman à Londres, Sadiq Khan, une première dans l'histoire de l'Occident pour une capitale, le commissaire européen aux Affaires économiques et financières a répondu : "Même si, c'est vrai, sur notre continent, il y a une majorité de population qui, disons, de religion ou de culture chrétienne, l'Europe n'est pas chrétienne. Je ne crois pas aux racines chrétiennes de l'Europe. Je crois que l'Europe est diverse, unie et diverse".

Source: Valeurs actuelles

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Publié le 8 Mai 2016

On s’accorde pour attribuer à l’évêque saint Ambroise (c.340-397) les origines du chant dit ambrosien, plus répandu sous le terme de répertoire milanais, et qui constitue le répertoire chrétien le plus ancien d’Occident. Un siècle avant la formation du répertoire “vieux-romain”, saint Augustin relate en substance qu’Ambroise aurait ramené de Constantinople l’usage du chant antiphonique. Évêque de Milan – alors carrefour névralgique de langues et de cultures –, il fut nommé avant même d’avoir été baptisé :

“Poète de talent, le nouvel évêque composa des hymnes nombreuses dont certaines sont encore utilisées aujourd’hui, écrit Jean-François Labie. Au plus fort de la crise de l’arianisme, l’impératrice Justine, qui penchait pour l’hérésie, envoya des troupes pour prendre possession de certaines des basiliques de la ville. Ambroise s’opposa à cette demande et fit occuper par la foule des fidèles les églises menacées. C’est à cette occasion, dit Augustin, qu’on se mit à chanter les hymnes et les psaumes selon la coutume des régions d’Orient pour empêcher le peuple de se laisser aller à la tristesse et à l’ennui.”

Et saint Augustin de souligner que non seulement ce répertoire s’est maintenu au long des siècles, mais qu’une fois la crise terminée, il s’est même étendu “dans le reste du monde”.

Non seulement il perdura au-delà de la grande réforme grégorienne, mais il survécut aussi au Concile de Trente. Certes, elle a intégré au fil des siècles des éléments et une partie des répertoires gallican ou vieux-romain, pourtant plus récents ; on retrouve dans les pièces chantées par l’Ensemble Organum des traits mélodiques familiers qui se sont répandus jusqu’à nous dans les liturgies les plus usuelles. Néanmoins, la manière avec laquelle Marcel Pérès et ses compagnons ont appliqué les habitudes de chant et les modes des Églises d’Athènes et d’Antioche semble s’imposer avec pertinence.

Source: Harmonia Mundi

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Publié le 7 Mai 2016

Chers amis,

Nous vous rappelons la parution d'un livre pour enfants dédié à saint Martin - illustré, qui plus est, par une connaissance de l'association Oriflammes et édité aux éditions Saint Jude. En ces temps où s'avèrent nécessaires la réappropriation de notre histoire collective ainsi que la transmission de nos valeurs spirituelles à nos enfants, vous disposerez là d'un ouvrage propre à l'édification des jeunes âmes.

Nous sommes au IVème siècle. Placé par sa famille dans la légion romaine, saint Martin a l'habitude de donner sa solde aux pauvres. Un jour où il ne lui restait plus rien, il partage son manteau avec un miséreux (la moitié du prix du manteau était payée par l'armée). Celui-ci lui apparut ensuite en songe sous les traits de Notre Seigneur Lui-même.

Saint Martin se sent appelé par Dieu. La veille d'une bataille, Dieu offre la victoire aux romains et Martin est libéré. Dorénavant, il servira Dieu et évangélisera la Gaule...

Saint Patron de la France, saint Martin est fêté le 11 novembre - jour choisi pour l'armistice par les maréchaux Foch et Joffre qui voulurent que toutes les cloches des églises de France, pays de Saint Martin, sonnent ensemble à 11h00 ce jour là. Mais c'est dès 507 que Clovis le choisit comme saint patron des Francs, après une victoire qu'il attribua à sa protection. On oublie aussi que Capet vient de "cape", celle de saint Martin dont les capétiens, "abbés laïques de Saint-Martin de Tours", avaient la charge.

C’est un des piliers de notre civilisation chrétienne qui est ici raconté aux enfants.

Pour commander le livre, cliquez ici.

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Publié dans #Livres, #Année Saint-Martin 2016

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Publié le 6 Mai 2016

Saint Martin à l'honneur dans France Catholique

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Publié le 5 Mai 2016

Enluminure double du peintre Caspar Härtli pour la fête de l'Ascension et le chant d'entrée du jour dans un recueil datant de 1562 - Saint-Gall, Stiftsbibliothek, codex 542, f° 129

En haut, l'Ascension du Christ devant un groupe de femmes et de disciples. À l'arrière-plan, une représentation de Jérusalem avec le dôme du temple, des bâtiments fortifiés et des ruines. En bas, l'Ascension du prophète Élie dans un char de feu tiré par deux chevaux. Élisée, disciple d’Élie, sépare les eaux du Jourdain en frappant le fleuve avec le manteau qu’Élie laisse tomber en partant. Elisée est tourné en dérision par des enfants qui, maudits, sont dévorés par des ours.

À l'arrière-plan, peut-être la ville de Jéricho avec un pont, une synagogue ronde, un palais et une forteresse en ruines.

Source: Scola Metensis

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Publié dans #Messes & Fêtes chrétiennes

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Publié le 5 Mai 2016

"Presque tous les rois de France se souviendront que Clotilde a sans cesse écouté la voix de Saint Martin. Elle a ainsi pu donner à la France sa lignée de souverains très catholiques; elle a armé son époux d'un écu orné du symbole de la Trinité, les trois fleurs de lis qui deviendront l'emblème de la monarchie.(...)

Dès le VIIe siècle, Martin est devenu le patron de la monarchie franque. Les souverains conserveront dans leur oratoire privé la relique de son manteau nommé capella; ce mot, au Moyen Age, désignera l'oratoire du roi et sera bientôt appliqué à tout lieu de prière. Dans ce manteau repose une vertu de discernement. Le roi n'a pas à prouver sa force, mais à servir Dieu dans la charité du Christ. Il n'a pas à verser le sang de ses ennemis; il ne doit pas craindre de répandre le sien s'il croit venu le temps de son martyre.

La cape de saint Martin, capella, donnera naissance au mot chapelle, comme pour montrer que toute la France est enveloppée dans le manteau de saint Martin.

Dans les grandes détresses, ou au cours de leurs maladies, les rois de France ont souvent demandé qu'on les entoure des reliques de saint Martin.

Un dernier mot de Fortunat sur Martin: "Où est le Christ est connu, Martin est honoré."

"Dieu en France: les siècles du merveilleux chrétien", de Pierre Sipriot

Image: Sainte-Clotilde (Basilique Sainte-Jeanne d'Arc - Domremy-la-Pucelle)

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Publié le 3 Mai 2016

Grande procession Saint-Martin: communiqué de presse

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Publié le 2 Mai 2016

Roger Primault, président de l'association « Les Amis de l'église Saint-Martin et de la vie culturelle et historique du pays de Coussay- les-Bois », explique : « Nos recherches historiques sur Coussay se poursuivent et enrichissent notre commune. » A l'automne 2016, Coussay célébrera le 1.700e anniversaire de la naissance de saint Martin. Il est prévu, en fin d'année, conférences et manifestations.

Sur le chemin de Compostelle

Roger Primault précise : « En 372 lors de son pèlerinage de Poitiers à Tours, trajet intitulé « Pas de saint Martin », Martin passa par Cosciaco (Coussay-les-Bois) comme le rappelle une plaque commémorative qui se trouve à la mairie. Notre première église fondée fin IXe-début Xe siècles porte le nom de Saint-Martin. Au IXe siècle, sous le règne de Louis le Débonnaire, roi de France (fils de Charlemagne), né à Chasseneuil-du-Poitou, fut fondé un prieuré à Tiers, commune de Coussay-les-Bois, sous le nom de « Ecclésia Sancti de Tierno ».
Rattaché à l'époque au prieuré de Rémilly commune d'Ingrandes, il dépendait de l'abbaye de Saint-Jean-d'Angély et se trouvait sur le chemin de Compostelle.

La mort de Jeanne d'Arc

Le 13 Juillet 1453, le roi de France Charles VII chassant à courre en foret de Groie, vint au château de la Vervolière ou il s'entretint avec Geoffroy-du-Plessis, seigneur des lieux. Ce serait là que le roi, apprenant le succès des Français dans la plaine de Colles, près du port de Castillon, aurait eu l'inspiration de faire réviser le procès de Jeanne d'Arc dont la mort violente hantait son esprit.

Exposition à l'église Saint-Martin de Coussay-les-Bois le 15 mai. L'église Saint-Martin sera ensuite fermée de juin à septembre 2016 afin de réaliser des travaux. Ceux qui le désirent peuvent participer à la souscription lancée par la fondation du patrimoine (des bons sont à prendre en mairie).

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Publié dans #Année Saint-Martin 2016, #Histoire & Patrimoine

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Publié le 2 Mai 2016

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Publié le 30 Avril 2016

Le Paris and District Pipe Band a été créé en 1989 par une poignée de sonneurs de cornemuse et de batteurs épris de musique traditionnelle écossaise, à l'instigation d'Yves Tison et Gilbert Le Bian. Le Paris & District Pipe Band est membre de la R.S.P.B.A (Royal Scottish Pipe Band Association), qui recense plusieurs milliers de groupes dans le monde. James O'Mahony a dirigé le groupe jusqu'en 1999, suivi ensuite par Christian Le Saux jusqu'en 2003, puis William Thomas jusqu'en 2014.

Le Paris & District Pipe Band participe régulièrement à des compétitions nationales et internationales. Ces compétitions se déroulent dans le monde entier, toute l'année, et permettent aux groupes de se rencontrer tout en se mesurant. La compétition "phare" est le championnat du monde des pipe bands qui se déroule chaque année à la mi-Août à Glasgow.

Quelques distinctions:

  • 21 Mai 2011 - 9ème sur 24 en grade IV A au Scottish Championships à Dumbarton (Ecosse) dans des conditions météorologiques mémorables...
  • 11 Septembre 2010 - 2ème sur 18 groupes en grade IV au Belgium Championship à Alden Biesen. Le Drum Corps remporte le trophée. Le PB se classe 5ème sur 10 en grade III.
  • 12 Septembre 2009 - second en grade IV et 5ème en grade III au Belgium Championship à Alden Biesen.
  • 28 Juin 2008 - 4ème en grade IV A au British Championships à Birmingham (Angleterre). Le Drum Corps du Paris and District PB remporte le titre de "best drum corps". 
  • 8 septembre 2007 - 1er en grade IV et 3ème ex aequo en grade III au Belgium Championship à Alden Biesen.
  • 14 mai 2006 - 1er en catégorie B au Trophée Ronsed Mor (Lokoal Mendon).
  • 2 avril 2006 - 1er prix au Tartan Day (Paris).

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Publié le 29 Avril 2016

Christine Bousquet Labouérie, maître de conférences en histoire médiévale à l'université François-Rabelais, rappelle l'importance de la ville de Tours au Moyen Age.

Historia - Tours est un haut lieu de la chrétienté...

C. B. - Absolument. Le pèlerinage de Saint-Martin est le plus important d'Europe dès la fin du IVe siècle et pour plusieurs siècles. Il draine des foules considérables. L'abbaye joue un rôle intellectuel essentiel depuis que Charlemagne y a nommé à sa tête le moine Alcuin d'York. On invente ici la minuscule caroline, une typographie nouvelle dans laquelle les lettres se détachent les unes des autres, ce qui évite les erreurs des copistes. Marmoutier, la grande abbaye fondée par saint Martin, est elle aussi un grand centre culturel et intellectuel. Le manuscrit latin n° 1 de l'inventaire de la Bibliothèque nationale, la Bible de Charles le Chauve, en est issu. L'abbaye de Saint-Martin-de-Tours est d'ailleurs si importante que le roi de France en est l'abbé en titre. Tous les rois de France y viennent en pèlerinage.

H. - Une importance qui doit susciter des convoitises...

C. B. - Les richesses de l'abbaye de Saint-Martin-de-Tours étaient en effet l'objectif du raid arabe, arrêté par Charles Martel en 732. Au IXe siècle, l'abbaye est pillée par les Vikings. Mais ce n'est pas un coup d'arrêt. Les réparations par le pouvoir royal renforcent sa puissance en lui donnant d'autres terres. Et puis, toutes les richesses jusqu'alors thésaurisées par les moines sont remises en circulation. Cela relance l'économie.

H. - Le personnage de saint Martin est donc essentiel pour Tours ?

C. B. - On retrouve toute son histoire dans les verrières du déambulatoire de la cathédrale. Il est né en Pannonie Hongrie, s'est formé en Italie et est choisi par la population pour devenir évêque de Tours. Il meurt en 397 à Candes, à la limite des évêchés de Poitiers et de Tours, mais son corps est rapporté à Tours par les habitants. Sulpice Sévère a écrit une Vie de saint Martin qui le rend immédiatement célèbre. On estime qu'aujourd'hui 3 500 lieux lui sont consacrés à travers le monde. Cinq papes ont porté son nom. Martin III, par exemple, est imposé à l'Eglise par Charles d'Anjou alors qu'il est le trésorier de l'abbaye, en fait le numéro un puisque le roi est abbé en titre. Le dernier à porter ce nom, Martin V, est élu en 1415 après la réconciliation qui suit le Grand Schisme.

[...]

Source: Magazine Historia - Spécial villes - encadré dans Mensuel n°713 daté de mai 2006

 

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Publié le 28 Avril 2016

"La restauration du dôme et de la statue de la basilique Saint-Martin est un chantier d’ampleur dont les détails échappent à beaucoup. Ici pas question de se contenter d’une restauration de fortune, au contraire la Mairie de Tours s’est donnée les moyens (2,5 millions d’euros) pour redonner à ce bâtiment son lustre d’antan et le sécuriser pour une très longue période. Afin de mener cette restauration à bien, il a fallu également faire des choix, techniques mais aussi esthétiques. Bertrand Penneron [architecte en charge de la restauration de la basilique Saint-Martin] nous détaille ces choix et dévoile en exclusivité pour 37°, les visuels qui montrent à quoi ressemblera la basilique Saint-Martin en novembre prochain, une fois les travaux achevés…"

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Publié le 28 Avril 2016

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Publié le 25 Avril 2016

Procession saint Martin: programme actualisé

Déroulement de la journée du samedi 21 mai 2016

Horaires des messes :

Eglise Sainte-Elisabeth de Hongrie (Métro Temple - Paris 3ème)

9h - Messe dans la forme ordinaire du rit romain

Abbé Snoëk, Curé de la paroisse, Chapelain magistral de l'Ordre de Malte

10h30 - Messe dans la forme extraordinaire du rit romain

Abbé Guelfucci, Curé de Saint-Eugène-Sainte-Cécile

Départ :

14h - Eglise Sainte-Elisabeth de Hongrie

(Métro Temple - Paris 3ème)

Reliques de saint Martin portées en reliquaire durant la procession

Arrivée :

16h - Eglise Saint-Germain l’Auxerrois – Paris 1er

Vêpres (Abbé Paul Préaux/Chœur Saint-Germain)

& Vénération des reliques de saint Martin

 

Paroisses et communautés présentes

Paroisse Saint-Germain l’Auxerrois (Paris 1er)

Communauté latino-américaine catholique de Paris (Paris 1er)

Paroisse Sainte-Elisabeth de Hongrie (Paris 3ème)

Paroisse Notre-Dame des Blancs-Manteaux (Paris 4ème)

Aumônerie des Irlandais (Paris 5ème)

Paroisse Saint-Eugène-Sainte-Cécile (Paris 9ème)

Mission hongroise de Paris (Paris 10ème)

Mission roumaine de Paris (Paris 10ème)

Eglise Notre-Dame d’Egypte (Paris 10ème)

Paroisse Sainte-Jeanne de Chantal (Paris 16ème)

Eglise Notre-Dame de Chaldée (Paris 18ème)

Paroisse de Bazeilles (08)

Et

Séminaire Saint-Vincent de Paul – IBP (28)

 

Accompagnement musical de la procession

Fanfare royale d’Hanzinne (Belgique)

Paris and District Pipe Band

Chœur Montjoie-Saint-Denis

Vos contributions demeurent essentielles. Pour soutenir la procession Saint-Martin du 21 mai:

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Publié le 24 Avril 2016

Saint Germain l'Auxerrois: les origines

L’existence d’un premier lieu de culte chrétien est attestée à cet endroit dès l’époque mérovingienne (sarcophages en plâtre retrouvés en 1898) mais il faut attendre le XIᵉ siècle pour voir apparaître le vocable de Saint-Germain l’Auxerrois. Il vient rappeler la rencontre qui aurait eu lieu ici même entre saint Germain, évêque d'Auxerre et la sainte patronne de Paris, sainte Geneviève, au Vᵉ siècle.

La tradition veut aussi que saint Landry, le cinquième évêque de la capitale, ait joué un rôle dans la fondation de l’église qui serait devenue un lieu de pèlerinage après que son corps y eut été enterré. [...]

Située juste à côté du palais du Louvre, Saint-Germain l’Auxerrois a toujours eu un lien particulier avec ce monument, lieu de résidence des rois de France jusqu'au XIXᵉ siècle, d’où son titre de "paroisse des rois de France". Ceux-ci, résidant sur son territoire, en étaient donc paroissiens à part entière et s'y rendaient régulièrement pour les grandes occasions. Ils contribuèrent aussi à l’enrichissement de l’édifice et un certain nombre de signes nous rappellent encore aujourd’hui leur présence comme le blason à fleurs de lys,avec la crosse de saint Germain et la palme de martyre de saint Vincent (qui est aujourd'hui le "logo" de la paroisse), ou bien encore les fleurs de lys qui sont encore perceptibles sur la draperie du baldaquin du banc d’œuvre que les révolutionnaires ne purent effacer totalement.

La particularité de cette église était, dès le Moyen Âge, d’être à la fois collégiale et paroissiale : c'est-à-dire qu'elle était en partie le siège d'un collège de chanoines. Elle était également le lieu de rassemblement de tous les habitants du quartier, sous la direction spirituelle d'un curé et l'administration temporelle des marguilliers.

[...]

Il ne reste aucune trace de la chapelle primitive du Vᵉ siècle, érigée sur le lieu de rencontre de saint Germain et sainte Geneviève. Au VIIᵉ siècle une église sans doute plus grande, rassemblait la population du quartier et on y vénérerait les reliques de saint Landry. L'église a été par la suite plusieurs fois reconstruite car elle aurait d'abord été incendiée en 886 lors des invasions par les Normands puis rebâtie par Robert le Pieux au XIᵉ siècle. On ne dispose pas de renseignements très fiables sur cette période allant du Vᵉ au XIIᵉ siècle. On pense que la base du clocher actuel remonteraient au XIIᵉ siècle, ce qui signifierait qu'on avait encore reconstruit partiellement ou en totalité une quatrième église à cette époque.

Mais notre église d'aujourd'hui est le fruit d'agrandissements successifs commencés à partir du XIIIᵉ siècle jusqu’au XVIᵉ siècle ; le bâtiment actuel est donc le fruit de près de trois cent ans de chantier. [...] La partie la plus ancienne remonterait donc au XIIᵉ siècle ; il s’agit du clocher à l’angle du bras sud du transept qui est le seul vestige de la troisième église construite à cet emplacement.

La construction de l'église

Au XIIIᵉ siècle, les travaux ont continué avec la construction de la façade dont la porte d'entrée centrale à double vantaux, qui était ornée d'un tympan sculpté représentant le Jugement dernier. Aujourd'hui il ne reste plus que les trois rangées voussures de cette époque. La suite du chantier se serait concentrée sur le chœur, daté du XIVᵉ siècle (1340-1358) et l'actuelle chapelle de la Vierge. Ce n'est qu'après la Guerre de Cent ans que les travaux reprirent.

En 1476, les paroissiens décident de construire la nouvelle nef qui devait impérativement ressembler au chœur (ad instar chori). Le chantier se prolonge ensuite avec les constructions des bas-côtés, et chapelles de la nef.

Le porche monumental qui protège l'entrée (le seul subsistant à Paris avec celui de la Sainte-Chapelle) aurait été construit, quant à lui, au XVᵉ siècle. [...] A l'aube du XVIᵉ siècle, on construit les chapelles autour du chœur et le transept. [...]

Les travaux de construction terminés, l'église continua de s'embellir grâce aux fidèles paroissiens comme il était alors de coutume... Les chapelles furent décorées notamment de sculptures et de tableaux, mais aussi de nombreux objets destinés au culte : ciboires, tentures, chasubles, encensoirs, etc. Tous ces objets ont disparu à la Révolution ou ont été déplacés, à quelque très rares exceptions.

XVIIIᵉ siècle

En 1744, le chapitre des chanoines est intégré au chapitre de la Cathédrale du diocèse de Paris. Cela ne s'est pas fait sans protestation de la part des chanoines, mais la paroisse obtint gain de cause et a pu ainsi récupérer l'espace du chœur pour y déployer toute la liturgie de la communauté paroissiale et accueillir un plus grand nombre de fidèles dans de meilleures conditions.

[...]

XIXᵉ siècle

A la suite des événements révolutionnaires, l'église est fermée au culte en 1793 puis transformée en fabrique de salpêtre. A partir de 1795, le clergé catholique constitutionnel (ayant signé la Constitution civile du clergé, faisant allégeance aux idées de la Révolution) rétablit la célébration du culte catholique dans l'église. Elle fut rendue au culte catholique avec le Concordat de 1802.

Mais les événements historiques devaient une fois de plus rejoindre notre église. Elle fut saccagée en 1831 par des partisans anti-légitimistes à la suite d'un service funèbre donné pour le repos de l'âme du duc de Berry, deuxième fils de Charles X (assassiné le 13 février 1820). A la suite de cet événement, au cours duquel les partisans s'en prirent également à l'évêché qui fut pillé, l’église dû être entièrement fermée jusqu'en 1845.

La restauration complète de l'église fut commencée plusieurs années après la fermeture et fut en grande partie financée par le curé d'alors, l’abbé Jean-Baptiste Demerson, représenté sur une fresque située au-dessus de l’ancienne porte de la sacristie [...] La cérémonie de réouverture officielle de l'église eut lieu le 13 mai 1837, sous la présidence de monseigneur de Quélen, archêveque de Paris.

[...]

L'église risqua plus d'une fois d'être entièrement rasée. Déjà sous Louis XIV, de grands projets prévoyaient de la rebâtir dans l'axe de la nouvelle façade orientale du palais du Louvre (dite aussi colonnade de Claude Perrault), puis le baron Hausmann, préfet de la Seine, envisagea de la démolir pour y faire passer une grande rue dont l'avenue Victoria (proche du Châtelet) en est l'embryon avorté. C'est notamment l'ancienneté de l'église et sa qualité artistique qui l'ont sauvée de la destruction spéculative.

Pour en savoir plus: http://www.saintgermainauxerrois.fr

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