Articles avec #histoire & patrimoine tag

Publié le 20 Janvier 2017

Rédigé par Association Oriflammes

Publié dans #Histoire & Patrimoine

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Publié le 18 Janvier 2017

Franck Ferrand reçoit Reynald SECHER, docteur ès lettres de Paris IV - Sorbonne, écrivain (émission du 31 octobre 2011).

Avec Geoffroy CAILLET, rédacteur-en-chef du Figaro Histoire, qui publiait le dossier « Vendée : l’épopée des géants » consacré à la Vendée militaire & Anne BERNET, auteur d’une « Histoire générale de la chouannerie » (émission du 1ᵉʳ juin 2016).

Pour en savoir plus:

Reynald Secher, La Vendée-Vengé: le génocide franco-français (éditions Perrin)

Anne Bernet, Histoire générale de la Chouannerie (éditions Perrin)

 

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Rédigé par Association Oriflammes

Publié dans #Histoire & Patrimoine

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Publié le 11 Janvier 2017

L’épopée de l’Armée catholique et royale de Vendée demeure, plus de 200 ans après les faits, d’une brûlante actualité. Longtemps occultés par l’histoire, ses héros reviennent depuis quelques années en lumière à la faveur de travaux patiemment menés par des historiens de qualité et de romans à succès dédiés à leurs exploits. Stofflet, Bonchamps, Charette, d’Elbée ou Cathelineau : tels étaient les noms, parmi tant d’autres, de ses chefs à l’âme héroïque et fière, qui marquèrent de leur empreinte notre roman national ainsi que l’histoire de l’honneur militaire français. Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein, était l’un d’eux.

Né le 30 août 1772 au château de La Durbelière, issu d’une fratrie de sept enfants, le jeune Henri rejoint, vers l’âge de 13 ans, le régiment de Royal-Pologne. Affecté aux Chasseurs de Flandre, il intègre ensuite la garde constitutionnelle du Roi. Il combattra aux côtés des Suisses et Gardes nationaux lorsque les sans-culottes, menés par Antoine Santerre et un certain François-Joseph Westermann, prennent d’assaut les Tuileries lors de la journée du 10 août 1792. Il échappera de peu au massacre.

Il regagne alors le Poitou, hébergé un temps au château de Clisson par un cousin, le marquis de Lescure, future figure de l’insurrection royale que l'on surnommera « le saint du Poitou ». Dans le contexte d’oppression religieuse qui suit l’instauration de la Constitution civile du Clergé (décret du 12 juillet 1790), puis du refus de la levée de masse décrétée en février 1793 par la Convention, qui vient d’exécuter le Roi, Henri de La Rochejaquelein rejoint les insurgés. C’est le 17 avril 1793 qu’il prononcera, devant ses troupes rassemblées au château de La Durbelière, le désormais célèbre : « Si j’avance, suivez-moi ; si je recule, tuez-moi ; si je meurs, vengez-moi ».

Bressuire, Fontenay, Saumur…Commencent alors les combats aux côtés de Cathelineau, Bonchamps, Lescure, d’Elbée et Stofflet. Sa bravoure impressionne, son humilité et sa magnanimité forcent le respect, son sens tactique réalise des prodiges – et lui valent, rapidement, une réputation de redoutable adversaire parmi les armées révolutionnaires dépêchées sur place. Françoise de Chabot, la première à lui consacrer une biographie, en 1823, le surnommera « l’Achille de la Vendée ».

Lorsque les troupes royales franchissent la Loire, après la bataille de Cholet (15-17 octobre 1793), Henri de La Rochejaquelein est rapidement désigné général en chef. C’est la fameuse « virée de Galerne » - ce vaste mouvement de panique qui s’empare de près 100 000 hommes, femmes et enfants, épuisés et pressés de toutes parts par les armées révolutionnaires et que tente d’organiser De La Rochejaquelein.

Il n’a, alors, que 21 ans. Jacques Cathelineau, le « saint de l’Anjou », voiturier-colporteur de son état, homme d’une intense dévotion et premier chef de l’Armée catholique et royale, est mort le 14 juillet des suites d’une blessure reçue à la bataille de Nantes (29 juin). Maurice d’Elbée, qui lui a succédé, a été évacué vers Noirmoutier après la bataille de Torfou (19 septembre) : il y sera fusillé sur un fauteuil le 6 janvier 1794.

Commence ainsi le long exode des Vendéens à travers la Bretagne, qui les mènera jusqu’aux portes de Granville en Normandie – dans l’espoir d’un soutien anglais qui n’arrivera jamais et auquel Henri de La Rochejaquelein est, au demeurant, peu favorable. Laval, Château-Gontier, Fougères, Dol : les victoires s’enchaînent pourtant pour le jeune général en chef. Mais les troupes sont lasses…et décident de retourner en Vendée. Le froid, la faim, les harcèlements incessants déciment la longue colonne humaine. Les survivants sont de retour sur la rive droite de la Loire, à Ancenis, le 16 décembre 1793. De l’autre côté, les armées de la Convention avec à leur tête Westermann, qui s’est distingué tout au long de la campagne par sa sauvagerie, laissant à la postérité des lettres d’une brutalité glaçante. Henri de La Rochejaquelein, accompagné de Stofflet et La Ville-Baugé, traverse la Loire afin de lever d’autres troupes.

Nous sommes en janvier 1794. L’Armée catholique et royale de Vendée a cessé d’exister. Henri de La Rochejaquelein est désormais seul face à son destin. Nouveaux combats, plus sporadiques ceux-là ; jusqu’à ce 28 janvier où il se heurte, près de Cholet, à une colonne de Bleus qu’il met en déroute. Il interpelle un grenadier isolé, qu’il somme de se rendre. Celui-ci semble obtempérer mais, à quelques mètres du général, fait feu et l’abat. Le héros tombe au milieu de ses braves. Enterré non loin de là, son corps sera finalement exhumé le 28 mars 1816. Il repose à présent en l’église Saint-Louis de Saint-Aubin de Baubigné, panthéon d’un héros qui incarnait la foi, la fougue et l’espérance de tout un peuple. Son souvenir demeure. Et continue, en ces temps de ténèbres, d’inspirer des milliers de jeunes âmes prêtes à relever leur pays.

La Mort d'Henri de La Rochejaquelein - Alexandre Bloch

La Mort d'Henri de La Rochejaquelein - Alexandre Bloch

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Rédigé par Guillaume Durand

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Publié le 6 Janvier 2017

Au cœur de la ville de Cholet, le Musée d'Art et d'Histoire propose de découvrir une collection d'exception, dans une architecture contemporaine où cohabitent sculptures, peintures, objets témoins de l'histoire. Autour de galeries passionnantes dédiées principalement à l’histoire des guerres des Vendée et à l’évolution de l’Art du XVIème au XXème siècle, ce musée, accessible à tous, propose des rencontres inattendues.

Situé à l'entrée de la presqu'ïle de Quiberon et fondé en 1985, le Musée de la Chouannerie est l'unique musée de France consacré à la Chouannerie, à la Vendée et aux Guerres de l'Ouest. Il propose aux visiteurs plus de 400 pièces (cartes, documents, armes, costumes, objets divers, gravures originales de Marcel de Villemoisson, etc.), retraçant l'ensemble des événements des Guerres de l'Ouest de 1793 à 1832, à partir de vitrines et de tableaux d'explication.

Le site Vendéens & Chouans propose enfin de multiples informations et documents consacrés aux soulèvements populaires de l'Ouest.

Très bonne lecture!

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Rédigé par Association Oriflammes

Publié dans #Histoire & Patrimoine

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Publié le 3 Décembre 2016

 

41:10 – ART – Anne Brassié reçoit Jean-Paul Deremble: la broderie de Bayeux.

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Publié le 28 Novembre 2016

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Publié le 16 Octobre 2016

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Publié le 27 Septembre 2016

Ils quittèrent la France de la Révolution pour s’installer dans les steppes de la Nouvelle Russie

Par Ilia LAKSTYGAL. Nous avons déjà abordé la question de l’immigration des Russes en France. Mais il exista aussi un phénomène inverse. Vu le contexte actuel, tout le monde est au courant du cas de Depardieu, mais lui n’est pas le premier à réussir son évasion pour la Russie …

Pendant la plus grande partie du XVIIIème siècle, le jeune empire russe, espérant devenir une grande puissance, ressentit un besoin pressant de spécialistes dans des domaines aussi nombreux que variés. L’arrivée d’étrangers en grand nombre commença sous Pierre le Grand, à la fin du XVIIème siècle, les Allemands composant le premier flux. Les Français suivent le mouvement.

La deuxième moitié du XVIIIème siècle connut une suite de guerres russo-turques. Dans ces conflits la Russie s’empara de vastes territoires situés au nord de la mer Noire, qui reçurent le nom de Novorossia, ou Nouvelle Russie (un nom qui réapparut en 2014 lors la guerre civile, en Ukraine). Il fallut alors tout à la fois coloniser et mettre en cultures ces espaces. Les steppes sauvages, qui n’étaient jusqu’alors habitées que par des nomades et des animaux, connurent l’arrivée de colons, dont un certain nombre étaient composées d’étrangers. C’est ainsi que de nouveaux ports et de nouvelles villes apparurent. Des Français contribuèrent ainsi à la conquête et à l’aménagement de la région.

À la fin du XVIIIème siècle on compta ainsi entre 100 000 et 150 000 migrants français en Europe. La plupart d’eux s’installèrent en Angleterre (25 000, environ). La Russie obtint la deuxième place par le nombre de migrants accueillis (15 000). Il exista deux groupes d’émigrés. Les premiers étaient constitués de connaissances de l’impératrice Catherine II, ou bien avaient des liens avec la noblesse russe. Certains furent invités par l’impératrice elle-même (le duc de Richelieu) et occupèrent de hauts postes de l’État. Les autres, malgré leur noblesse, en furent réduits à enseigner le français, tel le vicomte de Melville. Un des contemporains, F. Vigel, nota : « Chez nous [en Russie] Il n’y avait pas de situation intermédiaire pour les Français : ils doivent être seigneurs ou gouverneurs … »

Pour découvrir la suite, cliquer sur le lien ci-dessous.

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Publié le 22 Septembre 2016

Nos ancêtres les Mérovingiens: Austrasie, le royaume oublié

L’exposition a ouvert ses portes le 16 septembre à l’Espace Camille Claudel de Saint-Dizier en Haute-Marne. Un voyage dans le temps pour découvrir le berceau de la dynastie mérovingienne, à découvrir jusqu’au 26 mars 2017.

Les Mérovingiens, cette dynastie de rois Francs de la tribu des Saliens, ont régné en Gaule de la fin du Ve siècle jusqu’au milieu du VIIIe siècle. Aujourd’hui, leurs vestiges refont surface dans une exposition à Saint-Dizier. Une visite dans le monde oublié qui propulse le visiteur dans l’histoire du haut Moyen-Âge. « C’est surtout faire un voyage en Austrasie, un voyage dans le temps, montrer au public quels étaient les objets qu’ils utilisaient au quotidien, leur bijoux, leurs pratiques. C’est à la fois pour que les visiteurs comprennent qu’on n’est pas si loin de ces réalités et qu’ils comprennent un petit peu d’où ils viennent », confie Virginie Dupuy, la conservatrice du musée de Saint Dizier.

Un long travail de recherche
L’exposition Austrasie, le royaume mérovingien oublié, est le résultat de 15 ans de recherches. En 2002, des tombes de chefs mérovingiens sont découvertes à Saint-Dizier. Ces trésors exceptionnels poussent la ville à investir dans l’archéologie. « Ça a été le départ de la reprise des fouilles dans tout le secteur. On connaissait déjà un village carolingien du VIIIe jusqu’au XIIe siècle, qui avait été fouillé à 100 mètres des tombes que j’ai découvertes en 2002. Et on connaissait également la présence d’une villa antique mais partiellement explorée. Suite à cette découverte, il y a eu une volonté politique de relier les morceaux du puzzle », raconte Marie-Cécile Truc, archéologue à l’INRAP et commissaire de l’exposition.

Un investissement assumé
Des fouilles programmées ont donc été mises en place, et une première exposition a vu le jour en 2008. Tous ces trésors mis au jour ont été dévoilés à 35 000 personnes qui ont découvert ce glorieux passé, de quoi rendre certains très fiers. « C’est la fierté de vivre dans une région riche de toute ces découvertes », a confié une visiteuse à l’époque.

La ville de Saint-Dizier a alors toujours misé sur l’archéologie, un investissement assumé, comme le déclare François Cornut-Gentille, le député-maire (LR) de Saint-Dizier. « Je pense que dans ces départements qui se sentent en marge, redécouvrir le passé avec fierté ce n’est pas quelque chose d’accessoire. » Avec l’exposition Austrasie, le royaume mérovingien oublié, c’est le riche passé de la région Grand-Est que le visiteur pourra explorer.

Renseignements pratiques :
Exposition Austrasie, le royaume mérovingien oublié : Espace Camille Claudel, 9 avenue de la République, 52100 Saint-Dizier
Du 16 septembre 2016 au 26 mars 2017. Du mercredi au vendredi : de 15h à 19h / Samedi et dimanche : de 10h à 18h. Gratuit.
Tél. : 03 25 07 31 50

Site Internet : http://www.austrasie-expo.fr

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Publié le 15 Septembre 2016

Commémoration de la mort de François II Rákóczi

Héros de la Guerre d’indépendance, le prince François II Rákóczi (1676-1735) a séjourné à Yerres durant deux ans, au couvent des Camaldules. Après sa mort, son cœur aurait été enterré à Yerres, sans que son emplacement n’ait à ce jour été localisé.

Chaque année, la communauté hongroise se réunit à Yerres pour honorer la mémoire du prince Rákóczi. Des hussards hongrois en tenue traditionnelle et militaire – venus spécialement de Hongrie pour l’occasion – et un orchestre militaire seront notamment présents lors de la cérémonie.

La manifestation est organisée par la Municipalité d'Yerres et la Mission catholique hongroise de Paris.

Programme détaillé :
10h : messe solennelle à l’Eglise Saint-Honest
11h30 : dépôt de gerbe au monument Rákóczi
13h30 : déjeuner hongrois à l’Orangerie de la Grange au Bois (contribution de 10€ par personne)
15h : conférence de Pierre Merkling sur la vie de François II Rákóczi
15h30 : conférence de Jacques Canaud sur Rákóczi, Yerrois de coeur

Entrée libre.
Cérémonie : 17 septembre 2016 à 10h  - Square Rákóczi | 91330 Yerres
Informations : Szinyei Melinda -
melinda.szinyei@gmail.com
Source: Institut hongrois de Paris

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Publié le 12 Septembre 2016

L’esprit du Moscou médiéval au domaine de Kroutitsy

Fondé au XIIIe siècle par le premier prince de Moscou, le monastère de Kroutitsy a traversé les siècles, subissant guerres, incendies, pillages. Plusieurs fois détruits et reconstruits, ses bâtiments de brique rouge donnent aux amateurs un goût de l’ancienne Russie. Encore peu visité, le site est retourné dans l’escarcelle du patriarcat de Moscou en 1991.

L’ancien monastère de Kroutitsy téléporte ses visiteurs au Moyen âge. Dans un coin retiré au sud-est de Moscou, non loin du monastère Novospasski, son architecture en brique rouge attire le regard. Situé sur la rive gauche de la Moskova, sous l’embouchure de la Yaouza, il tient son nom de la colline « Kroutitsy », probablement tiré de la berge escarpée (« kroutoï ») à cet endroit. Le premier prince de Moscou, Daniel (1261–1303), souhaitait y installer sa cour, selon une légende mentionnée dans un manuscrit du XIIIe siècle, rapportée par Nikolaï Karamzinedans sa fameuse Histoire de l’Etat russe. L’ermite qui vivait là l’en aurait dissuadé, prédisant l’érection d’une église et d’un monastère. C’est en 1272 que le prince décide de réaliser cette prophétie. Le site appartiendra au diocèse de Saraï, avant de prendre son indépendance deux-cents ans plus tard, à la faveur de l’affaiblissement du joug tataro-mongol.

Pour découvrir la suite, cliquer sur le lien ci-dessous.

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Publié le 24 Juin 2016

Nancy inaugure cette semaine une grande et longue manifestation consacrée à Stanislas Leszczynski, roi de Pologne et Duc de Lorraine disparu il y a 250 ans. À l’occasion de cet anniversaire dont l’époque correspond aussi à l’union de la Lorraine au royaume de France, l’exposition « la Lorraine pour Horizon » à Nancy, reconnue d’intérêt national par l’État, décrypte le passé de ce territoire de l’Est de la France de l’époque de René II au siècle de Stanislas... 

En 2016, Nancy et Lunéville — dont le château est encore considéré comme le « petit Versailles lorrain » — sont au diapason pour honorer Stanislas, illustre personnage qui marqua profondément l’histoire nancéienne et au delà. À l’occasion des 250 ans de sa mort et de la réunion de la Lorraine à la France, la ville de Nancy a levé le voile hier sur une partie de sa programmation exceptionnelle mêlant expositions, spectacles, conférences ou encore concerts.

[...]

De René II à Stanislas...

En passant par la Tour de l’horloge du Palais des ducs de Lorraine et de son escalier en colimaçon, l’exposition propose un voyage dans le temps plongeant les visiteurs au cœur du passé tumultueux de la Lorraine. Pour ce voyage historique et artistique mêlant les épisodes et anecdotes les plus marquantes du passé, plus de 300 œuvres ont été mises en scène à travers six espaces aux couleurs variées. Dans une première section habillée de murs noirs et d’un sol du même ton, le visiteur découvre, sur une carte géante, une Lorraine morcelée. Après la bataille de Nancy, le territoire est à cette époque constitué de plusieurs duchés et évêchés, de nouveaux lieux de pouvoir émergent. C’est le cas du palais ducal, de l’église des Cordeliers ou encore de l’église future basilique de Saint Nicolas de Port, des monuments évoqués à travers des archives intactes comme une imposante gargouille originaire de la façade du célèbre édifice portois. Pour rappeler la ferveur religieuse et la dévotion de René II, deux statues de l’Annonciation ont également été installées : celle de l’ange Gabriel et de la Vierge Marie. On retrouve dans cette pièce bien des symboles et blasons de la Lorraine comme les alérions, la croix de Lorraine ou le chardon. Dans une vitrine, se dévoile aussi un exemplaire du manuscrit « La Nancéide », l’œuvre de Pierre de Blarru relatant le combat de René II à Charles le Téméraire. Un ouvrage qui a été numérisé en haute définition afin que chaque visiteur puisse y avoir accès .

Un peu plus loin, dans une deuxième section aux murs bleus, ce sont les évêchés de Metz, Toul et Verdun qui plongent les visiteurs dans un autre épisode historique : celui du siège de la ville de Metz en 1552, de l’épidémie de typhus et de la famine qui favorisèrent la défaite de Charles Quint. Dans les travées et grâce à des partenariats noués comme avec le musée de l’Armée à Paris se dévoilent des armures permettant d’évoquer les combats.

D’autres documents exceptionnels sont présentés au Palais des Ducs — Musée Lorrain comme, pour la première fois en Lorraine, la célèbre « Déclaration de Meudon », un document secrètement signé par le roi Stanislas et son gendre Louis XV en 1736, stipulant que ce dernier abandonne le trône de Pologne et reçoit les duchés de Lorraine et de Bar. La dernière salle est consacrée à la mort de Stanislas dans une ambiance de pompes funèbres. Dans cette pièce, de nombreux documents ont été prêtés par les Archives nationales. 

[...]

Exposition « La Lorraine pour horizon » à découvrir du 18 juin jusqu’au 31 décembre 2016 au Palais des Ducs de Lorraine / Musée Lorrain. Les samedi 25 et dimanche 26 juin, l’exposition sera ouverte gratuitement aux familles dans le cadre de « 2016, année de la citoyenneté à Nancy ». 

Source: Ici Nancy

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Publié le 18 Juin 2016

Conférence: L'abbé Edgeworth de Firmont, confesseur de Louis XVI

Jeudi 23 juin - 20h - La Chapelle expiatoire - 29 rue Pasquier, 75008 Paris

Dans le cadre du cycle "Histoires et Mémoires de la Révolution et de la Restauration", la Chapelle expiatoire vous propose : "Fils de Saint Louis, montez au Ciel ! L'abbé Edgeworth de Firmont, confesseur de Louis XVI", par le père Augustin Pic, dominicain, docteur en théologie.

Personnage clé du martyrologe de Louis XVI, l'abbé Edgeworth de Firmont reste dans les mémoires pour la phrase qui lui est prêtée: "Fils de Saint Louis, montez au Ciel !", qui inspire la sculpture de Bosio présentée à la Chapelle expiatoire. L'abbé Edgeworth n'a pourtant fait l'objet que d'une biographie par Mildred Violet Woodgate, publiée à Dublin en 1945. Comblant ce manque, Augustin Pic a publié, aux éditions CERF, l'ensemble des écrits de l’abbé Edgeworth, pour en proposer une édition critique.

Conférence d'une heure environ, suivie d'une dédicace. Tarif : 5,50 €
Gratuit pour les jeunes de moins de 26 ans ressortissants de l’Union européenne ou titulaires d’un titre de séjour / visa longue durée.

Le nombre de places est limité: pensez à réserver en adressant un message privé à la Chapelle expiatoire, mentionnant votre mail, merci !

Contact: 01 42 65 35 80 chapelle.expiatoire@monuments-nationaux.fr

Le livre du père Augustin Pic "Abbé Edgeworth de Firmont. Correspondance, récits, lettres inédites (1771-1806)" (Paris, Cerf, collection Histoire) est disponible à la librairie de la Chapelle expiatoire.

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Publié le 13 Juin 2016

Le Palais de Wilanów, résidence de Jean III Sobieski

L'histoire du Palais de Wilanów commence le 23 avril 1677 lorsque le village du lieu, Milanów, devient la propriété du roi polonais Jean III Sobieski. Peu de temps après, une nouvelle appellation est proposée, celle de Villa Nova pour se référer aux traditions d'antan, modifiée ensuite en Wilanów, de consonance bien plus polonaise.

La résidence qui y est construite est de dimensions relativement modestes puisque l'architecte de la cour royale, Augustyn Locci, se voit confier un projet de manoir sans étage, d'un agencement typique pour l'époque en République de Pologne [la Pologne était alors un royaume et en même temps une république nobiliaire, système spécifiquement polonais donnant aux nobles une part importante dans la vie politique du pays - NDT]. Cependant, les succès militaires du monarque polonais et la renommée qui s'ensuit contribuent à une extension considérable du projet initial. L'agrandissement de la demeure est réalisé au cours des années 1677-1696. En résultat, l'édifice porte les traits aussi bien d'une résidence nobiliaire polonaise que d'une villa italienne dotée d'un jardin, et d'un palais français de style Louis XIV.

Après la mort du roi en 1696, la résidence passe aux mains de ses fils, puis, en 1720, le palais en déclin est racheté par l'une des plus riches Polonaises de l'époque - Elżbieta Sieniawska. Pendant les 9 années qui suivent, elle continue les travaux entrepris par Sobieski. Sont alors édifiées les ailes latérales, prévues par le roi mais qu'il n'a pu réaliser de son vivant. Après la mort de Sieniawska, c'est sa fille Maria Zofia Denhoffowa, épouse Czartoryska, qui hérite du palais. En 1730, le palais se trouve pour trois ans entre les mains du roi Auguste II de Saxe (dit « le Puissant »), qui y réalise de nombreuses modifications, plus particulièrement en ce qui concerne le décor intérieur.

Vers la moitié du XVIIIe siècle, c'est la duchesse Izabela, fille des époux Czartoryski et femme du maréchal Lubomirski, qui hérite des biens de Wilanów ; sous sa gouverne, Wilanów revient à son éclat premier.

Soixante-neuf ans plus tard, la duchesse Lubomirska cède Wilanów à sa fille et son époux Stanislas Kostka Potocki. C'est grâce aux efforts de celui-ci qu'en 1805 est ouvert à Wilanów l'un des premiers musées de Pologne. Les Potocki sont restés liés à Wilanów jusqu'en 1892, date à laquelle la dernière héritière de la famille, Alexandra, lègue ses biens à son cousin, Ksawery Branicki. Les Branicki habitent à Wilanów jusqu'en 1945 ; c'est alors que le palais est repris par le Ministère de la Culture et des Arts.

Le Palais de Wilanów fait partie des rares monuments historiques de Varsovie qui ont réchappé aux désastres causés par la Seconde guerre mondiale.

Source: www.wilanow-palac.pl

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Publié le 12 Juin 2016

Marie-Casimire de la Grange d'Arquien - Peintre anonyme - Musée du Palais de Wilanow
Marie-Casimire de la Grange d'Arquien - Peintre anonyme - Musée du Palais de Wilanow

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ll y a eu, dans l'histoire de la Pologne, différentes périodes où on tenta un rapprochement avec la France. Cependant, bien que les mariages internationaux aient été chose courante dans les cours européennes, le Royaume de Pologne ne connut que deux reines d'origine française au XVIIe et au début du XVIIIe siècle.

Louise-Marie de Gonzague

Née à Paris (ou peut être à Nevers) le 18 août 1611, la fille de Charles de Gonzague et de Catherine de Guise, Louise-Marie, faillit épouser, en 1627, Gaston d'Orléans (frère cadet de Louis XIII), mais Louis XIV s'y opposa. Finalement ,elle fut mariée par procuration, en 1645, au roi de Pologne, Wladyslaw IV, lui-même veuf. Le mariage officiel eut lieu l'année suivante à Varsovie. La reine fut obligée de n'utiliser que le prénom de Louise, car en Pologne celui de Marie était traditionnellement réservé à la Vierge.

Le mariage ne dura que trois ans, jusqu'à la mort du roi Wladyslaw, en 1648. Après l'accession au trône du frère cadet de Wladyslaw, Jan Kazimierz (Jean-Casimir), Marie-Louise devint la femme de celui-ci, le 30 mai 1649. En 18 ans, de mariage ils n'eurent que deux enfants, tous deux morts en bas âge.

La reine fut très active et fit preuve d'ambition politique lors du règne de son mari ce qui lui valut l'hostilité de la noblesse polonaise, peu habituée à ce qu'une femme prenne des initiatives comme mener une armée, publier le premier journal polonais, tenter d'adopter l'élection royale du vivant du monarque etc. On lui doit également l'arrivée sur les terres polonaises de plusieurs ordres religieux comme les filles de la Charité ou, encore, le premier salon littéraire de Varsovie.

Louise-Marie de Gonzague mourut à Varsovie le 10 mai 1667. Son tombeau se trouve dans la crypte du château royal de Wawel, à Cracovie — la nécropole des rois et reines polonais —, tandis que son cœur et son masque mortuaire furent déposés à l'église des sœurs de la Visitation à Varsovie.

Marie-Casimire dite "Marysienka" ou le grand amour de Jan III Sobieski

Née le 28 juin 1641 à Nevers, Marie-Casimire de la Grange d'Arquien arriva en Pologne à 4 ans, à la suite de Louise-Marie de Gonzague. Cela suffit à alimenter les rumeurs faisant de la jeune Marie une enfant naturelle de Louise qu'elle aurait eu du prince de Condé ou marquis de Cinq-Mars — affirmation jamais confirmée mais avancée à plusieurs reprises par les ennemis de la reine Louise à la cour.

Confrontée dès l'enfance à la culture et la langue polonaise, qu'elle assimila très bien, Marie-Casimire fut renvoyée en France à l'âge de 7 ans après la mort du roi Wladyslaw IV. Elle fut éduquée dans un couvent avant de revenir en Pologne en 1653, après le second mariage de la reine Louise. C'est à la cour qu'elle fit la rencontre de son futur mari et grand amour, Jan (Jean) Sobieski. Elle fut cependant mariée en 1658 au voivode Jan Sobiepan Zamoyski de la haute noblesse polonaise. Ils eurent ensemble 4 enfants dont aucun n'atteignit l'âge adulte. Veuve quelques années plus tard, Marie-Casimire épouse en secret Jan Sobieski, avant que celui-ci ne devienne roi de Pologne (en 1674). Leur mariage fut ensuite officialisé et Marysienka (comme l'appelait son mari) fut couronnée en 1676. Chose extrêmement rare surtout à ce niveau, ce fut un véritable mariage d'amour. Nous disposons de nombreuses lettres échangées entre les époux lors des campagnes militaires, qui témoignent d'une véritable passion. ("Seule consolation de mon cœur et de mon âme, la plus belle de toutes Marysienka, mon premier et unique amour en ce monde, la seule maîtresse de mon cœur" ainsi commençaient la plupart des lettres).

Tout comme Louise-Marie de Gonzague, Marysienka fit preuve d'ambitions politiques. Elle souhaitait surtout un rapprochement entre la France de Louis XIV et la Pologne.

De Jan III Sobieski, elle eut 13 enfants dont quatre seulement atteignirent l'âge adulte. Jan III Sobieski mourut en 1696; trois ans plus tard Marysienka quitta la Pologne pour l'Italie, puis elle revint en France où elle passa les dernières années de sa vie. Elle s'éteignit le 30 janvier 1716 à Blois, à l'âge de 75 ans. Sa dépouille fut transportée en Pologne pour être déposée auprès de celle de son mari Jan III Sobieski, d'abord à Varsovie à l'église des Capucins, puis, à partir de 1733, dans la crypte du château de Wawel.

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