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Publié le 1 Mars 2017

Imposition des cendres - Pontifical de Guillaume Durand (vers 1357)  Réserve de la Bibliothèque Sainte-Geneviève.

Imposition des cendres - Pontifical de Guillaume Durand (vers 1357) - Réserve de la Bibliothèque Sainte-Geneviève.

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Publié dans #Messes & Fêtes chrétiennes, #Vie de l'association

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Publié le 30 Janvier 2017

Le 28 janvier 1794, il y a exactement 223 ans, tombait, d'une balle dans le front, le généralissime de l'Armée Catholique et Royale, Henri de La Rochejaquelein. Il n'avait que 21 ans… Aujourd'hui, 8 jours après la commémoration du martyre de son Roi, Louis XVI, son souvenir nous rassemble, nous invitant à la prière mais aussi à la réflexion.

Qui était-il ? Deux images viennent peut-être à notre mémoire: le portrait romantique du tableau de Guérin, qui l'inscrit dans la galerie des chefs vendéens; la figure juvénile du dessin de Joubert, chère au cœur des scouts. Deux images qui n'en forment qu'une, un instantané, pourrait-on dire, tant la vie de Henri de La Rochejaquelein semble se condenser aux quelques mois de son épopée tragique.

« Si j'avance, suivez-moi; si je recule, tuez-moi; si je meurs, vengez-moi ». L'auteur de cette formule légendaire voit le jour en 1772. Il étudie à l'école royale militaire de Sorrèze puis rejoint le régiment de cavalerie de son père. A 18 ans, passé dans la Garde constitutionnelle, il défend le Roi aux Tuileries aux côtés des Suisses et échappe de peu au massacre. Quand la Vendée se soulève au printemps 1793, M. Henri, revenu dans son Poitou natal, accepte le commandement d'un groupe d'insurgés, non sans s'être fait un peu prier, comme bien d'autres nobles propulsés à la tête de cette immense jacquerie. Il conduira ses paysans de victoire en victoire. Surnommé « l'archange » par ses soldats de fortune, ce jeune homme au teint pâle et au regard décidé ravive le courage de chacun sur le champ de bataille par la bravoure dont il fait preuve et le mépris du danger qui le caractérise. Au lendemain de la défaite de Cholet, et en dépit des son jeune âge, il est proclamé généralissime, succédant au comte d'Elbée, grièvement blessé.

Voulant gagner Paris afin de délivrer Louis XVII, prisonnier au Temple, il doit finalement se raviser, eu égard à la versatilité de ses troupes, et mener les siens sur les routes bretonnes, à la recherche d'hypothétiques renforts venus d'Angleterre. Malgré une série de victoires encourageantes, la « virée de galerne » ne tourne pas à l'avantage des Vendéens qui, devant la résistance du port fortifié de Granville, sont contraints de rebrousser chemin, harcelés par les armées levées contre eux par la République. Peu après la défaite de Savenay, Henri parvient avec quelques fidèles, dont Stofflet, à franchir de nouveau la Loire, se tenant dans le bocage vendéen en attendant des jours meilleurs. Lors d'une escarmouche où il met en fuite, avec une poignée d'hommes, un fort parti ennemi, il épargne un bleu qui, l'ayant reconnu, fait mine de se rendre pour mieux l'abattre, à bout portant.

Tout le drame des guerres de Vendée tient, me semble-t-il, dans cette scène. A la magnanimité de l'un répond l'absence de scrupules de l'autre. Oui, « l'inexplicable Vendée » qui désespérait le conventionnel Barrère, quelques mois plus tôt, à la tribune de l'Assemblée, s'éclaire dans ce double geste. Un drame qui est avant tout spirituel: celui de l'ancienne France, lentement façonnée par l'idéal chevaleresque des meilleurs des siens, affrontée à cette France nouvelle, géométrique, froide, celle du nombre, celle de la « machine » – la sinistre guillotine –, celle de l'idéologie du nivellement et de la table rase. Dans ce face à face, entre M. Henri et ce bleu dont l'histoire n'a pas retenu le nom, ce sont deux mondes opposés qui s'affrontent en effet. Une figure, unique, contre l'élément anonyme d'une masse indistincte ; la distinction d'âme contre la bassesse d'esprit, où celui qui est épargné abat son bienfaiteur

Drame spirituel, car éminemment chrétien, vous l'aurez compris, puisqu'à la cruauté la plus abjecte des uns – celle des « colonnes infernales » – répond la grâce des autres. Et je prends le mot "grâce" dans sa double acception : grâce qui vient du pardon, surhumain, accordé, non sans difficulté par conséquent, à un ennemi pourtant implacable. Pardon que la puissance de la grâce rachète à l'échauffement des passions, tentées par la violence. Pensons à Bonchamps, mourant, au soir de Cholet, obtenant la grâce de cinq mille prisonniers républicains, alors que son armée vaincue crie vengeance. Pensons à La Rochejaquelein, faisant jurer aux prisonniers des combats qu'il remporte de  ne plus servir contre les siens, et les renvoyant libres aux leurs.

Drame spirituel qui n'a cessé depuis : à l'époque des guerres industrielles inaugurée avec la Révolution française, on oppose la parole d'honneur ; à la liquidation méthodique des populations et à la dévastation des territoires, on oppose la guerre sans haine, pour la défense de la patrie charnelle, de la communauté organisée qu'a léguée la tradition dans ce qu'elle a de plus noble, de plus humanisant aussi. Drame spirituel qui est avant tout celui du christianisme lui-même. La Rochejaquelein renvoyant ses prisonniers sur parole : qui ne songe à la naïveté du geste ! Celui d'un doux rêveur, d'un pieux idéaliste ? Mais ce jeune homme de 20 ans maniait pistolet et sabre, il avait vu les atrocités de la guerre civile. Il savait, lui aussi, ce qu'il y a dans le cœur de l'homme, ne serait-ce que par expérience, et que ce n'est pas très beau. Et pourtant, il n'a pas cédé au froid rationalisme, au culte de l'efficacité immédiate...

Qui ne voit donc la dimension chrétienne ? Car ce qui est folie aux yeux des hommes se révèle sagesse aux yeux de Dieu, et ce qui est sagesse aux yeux des hommes n'est que folie aux yeux de Dieu (Saint Paul). Ce 28 janvier 1794, la sagesse de Dieu fut défaite, semble-t-il, et celle des hommes victorieuse. Comme sur la croix, 18 siècles plus tôt. Mais c'est par la folie de la croix qu'il a plu à Dieu de manifester sa sagesse et de sauver le monde. C'est dans la faiblesse du Crucifié que s'est déployée toute la puissance de Dieu pour le salut des hommes.

Alors que le rationalisme du 19e siècle et le matérialisme du 20e ont comme généralisé la Vendée au monde entier, dans une tentative titanesque, venue d'en bas, de « régénération » de l'homme, l'arrachant à sa patiente et fragile restauration par la grâce, l'exemple des chefs vendéens nous interroge, nous qui sommes tentés, comme nos adversaires, d'user des moyens de ce monde, de ce monde qui gît au pouvoir du Mauvais. Aux tentatives totalitaires de l'esprit humain arraché à la communion divine, à la communauté des siens, à sa responsabilité devant Dieu et devant les hommes, bref, aux tentations de l'individu laissé à lui-même, reflet du démon dans sa révolte pathétique, il est salutaire de saisir au vol l'exemple de ceux qui, comme Baudouin de Jérusalem ou Henri de La Rochejaquelein, se sont consumés en peu de temps, à l'image du Christ, au service des leurs, de ceux dont « ils ne rougissaient pas de les tenir pour des frères » : comme des comètes, ils ont laissé dans notre histoire un sillage de lumière, qui nous éclaire encore, qui nous inspire, et qui nous redonne l'espérance face à un monde toujours marqué par ses noirceurs qui se généralisent. Ainsi soit-il.

Abbé Eric IBORRA, Vicaire de la paroisse Saint-Eugène-Sainte-Cécile (Paris 9ème).

Photos: Michel Stoupak (Tous droits réservés)
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Publié le 27 Janvier 2017

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Publié le 11 Janvier 2017

L’épopée de l’Armée catholique et royale de Vendée demeure, plus de 200 ans après les faits, d’une brûlante actualité. Longtemps occultés par l’histoire, ses héros reviennent depuis quelques années en lumière à la faveur de travaux patiemment menés par des historiens de qualité et de romans à succès dédiés à leurs exploits. Stofflet, Bonchamps, Charette, d’Elbée ou Cathelineau : tels étaient les noms, parmi tant d’autres, de ses chefs à l’âme héroïque et fière, qui marquèrent de leur empreinte notre roman national ainsi que l’histoire de l’honneur militaire français. Henri du Vergier, comte de La Rochejaquelein, était l’un d’eux.

Né le 30 août 1772 au château de La Durbelière, issu d’une fratrie de sept enfants, le jeune Henri rejoint, vers l’âge de 13 ans, le régiment de Royal-Pologne. Affecté aux Chasseurs de Flandre, il intègre ensuite la garde constitutionnelle du Roi. Il combattra aux côtés des Suisses et Gardes nationaux lorsque les sans-culottes, menés par Antoine Santerre et un certain François-Joseph Westermann, prennent d’assaut les Tuileries lors de la journée du 10 août 1792. Il échappera de peu au massacre.

Il regagne alors le Poitou, hébergé un temps au château de Clisson par un cousin, le marquis de Lescure, future figure de l’insurrection royale que l'on surnommera « le saint du Poitou ». Dans le contexte d’oppression religieuse qui suit l’instauration de la Constitution civile du Clergé (décret du 12 juillet 1790), puis du refus de la levée de masse décrétée en février 1793 par la Convention, qui vient d’exécuter le Roi, Henri de La Rochejaquelein rejoint les insurgés. C’est le 17 avril 1793 qu’il prononcera, devant ses troupes rassemblées au château de La Durbelière, le désormais célèbre : « Si j’avance, suivez-moi ; si je recule, tuez-moi ; si je meurs, vengez-moi ».

Bressuire, Fontenay, Saumur…Commencent alors les combats aux côtés de Cathelineau, Bonchamps, Lescure, d’Elbée et Stofflet. Sa bravoure impressionne, son humilité et sa magnanimité forcent le respect, son sens tactique réalise des prodiges – et lui valent, rapidement, une réputation de redoutable adversaire parmi les armées révolutionnaires dépêchées sur place. Françoise de Chabot, la première à lui consacrer une biographie, en 1823, le surnommera « l’Achille de la Vendée ».

Lorsque les troupes royales franchissent la Loire, après la bataille de Cholet (15-17 octobre 1793), Henri de La Rochejaquelein est rapidement désigné général en chef. C’est la fameuse « virée de Galerne » - ce vaste mouvement de panique qui s’empare de près 100 000 hommes, femmes et enfants, épuisés et pressés de toutes parts par les armées révolutionnaires et que tente d’organiser De La Rochejaquelein.

Il n’a, alors, que 21 ans. Jacques Cathelineau, le « saint de l’Anjou », voiturier-colporteur de son état, homme d’une intense dévotion et premier chef de l’Armée catholique et royale, est mort le 14 juillet des suites d’une blessure reçue à la bataille de Nantes (29 juin). Maurice d’Elbée, qui lui a succédé, a été évacué vers Noirmoutier après la bataille de Torfou (19 septembre) : il y sera fusillé sur un fauteuil le 6 janvier 1794.

Commence ainsi le long exode des Vendéens à travers la Bretagne, qui les mènera jusqu’aux portes de Granville en Normandie – dans l’espoir d’un soutien anglais qui n’arrivera jamais et auquel Henri de La Rochejaquelein est, au demeurant, peu favorable. Laval, Château-Gontier, Fougères, Dol : les victoires s’enchaînent pourtant pour le jeune général en chef. Mais les troupes sont lasses…et décident de retourner en Vendée. Le froid, la faim, les harcèlements incessants déciment la longue colonne humaine. Les survivants sont de retour sur la rive droite de la Loire, à Ancenis, le 16 décembre 1793. De l’autre côté, les armées de la Convention avec à leur tête Westermann, qui s’est distingué tout au long de la campagne par sa sauvagerie, laissant à la postérité des lettres d’une brutalité glaçante. Henri de La Rochejaquelein, accompagné de Stofflet et La Ville-Baugé, traverse la Loire afin de lever d’autres troupes.

Nous sommes en janvier 1794. L’Armée catholique et royale de Vendée a cessé d’exister. Henri de La Rochejaquelein est désormais seul face à son destin. Nouveaux combats, plus sporadiques ceux-là ; jusqu’à ce 28 janvier où il se heurte, près de Cholet, à une colonne de Bleus qu’il met en déroute. Il interpelle un grenadier isolé, qu’il somme de se rendre. Celui-ci semble obtempérer mais, à quelques mètres du général, fait feu et l’abat. Le héros tombe au milieu de ses braves. Enterré non loin de là, son corps sera finalement exhumé le 28 mars 1816. Il repose à présent en l’église Saint-Louis de Saint-Aubin de Baubigné, panthéon d’un héros qui incarnait la foi, la fougue et l’espérance de tout un peuple. Son souvenir demeure. Et continue, en ces temps de ténèbres, d’inspirer des milliers de jeunes âmes prêtes à relever leur pays.

La Mort d'Henri de La Rochejaquelein - Alexandre Bloch

La Mort d'Henri de La Rochejaquelein - Alexandre Bloch

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Rédigé par Guillaume Durand

Publié dans #Vie de l'association, #Histoire & Patrimoine

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Publié le 8 Janvier 2017

Henri de La Rochejaquelein - Eglise Sainte-Madeleine (Angers)

Henri de La Rochejaquelein - Eglise Sainte-Madeleine (Angers)

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Rédigé par Association Oriflammes

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Publié le 1 Janvier 2017

Rédigé par Association Oriflammes

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Publié le 28 Décembre 2016

Rédigé par Association Oriflammes

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Publié le 8 Octobre 2016

MAJ: 07/02/2017

Tous droits réservés - Adrien Sailler & Mikhail Tchernykh
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Publié le 3 Octobre 2016

Rappel: concert des Chantres orthodoxes russes - jeudi 6 octobre 2016
Rappel: concert des Chantres orthodoxes russes - jeudi 6 octobre 2016
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Rappel: concert des Chantres orthodoxes russes - jeudi 6 octobre 2016
Rappel: concert des Chantres orthodoxes russes - jeudi 6 octobre 2016
Rappel: concert des Chantres orthodoxes russes - jeudi 6 octobre 2016

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Rédigé par Association Oriflammes

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Publié le 7 Septembre 2016

Musique sacrée russe en l'église Sainte-Eugène-Sainte-Cécile (Paris 9ème)

Un grand concert de chants orthodoxes russes sera donné en l'église Saint-Eugène Sainte-Cécile à Paris, le jeudi 6 octobre 2016 à 21h, par l'ensemble vocal masculin "Chantres Orthodoxes Russes".

Le panorama de la musique liturgique et monastique russe, qui sera interprété, illustre la riche histoire de la musique orthodoxe russe depuis l'abandon du chant byzantin à la fin du XVIe siècle.

Depuis leur création en 2013, les "Chantres Orthodoxes Russes" se consacrent au répertoire liturgique russe et plus particulièrement aux œuvres des grands centres spirituels comme la laure de Kiev, mais surtout la laure de la Sainte-Trinité- Saint-Serge. Placé sous la direction de Serge Rehbinder, maître de chapelle en l'église orthodoxe russe de Saint Séraphim de Sarov à Paris, l'ensemble vocal " Chantres Orthodoxes Russes " est composé de chanteurs professionnels et amateurs qui ont fait leur classe dans de grands chœurs en Russie et en France, comme ceux de la laure de la Trinité Saint-Serge près de Moscou dirigé par feu l'archimandrite Matthieu Mormyl, de la cathédrale russe Saint Alexandre Nevsky à Paris ou le chœur de Crimée placé sous la direction d'Igor Mikhailevskiy.

Les premières polyphonies religieuses, inspirées par le chant populaire russe, voient le jour au XVIIe siècle, à la suite de l'ouverture à l'Occident et de la découverte du chant liturgique polonais. Un siècle plus tard, les chantres russes adaptent le principe du choral luthérien à de vastes compositions à 8, 12, voire 48 voix. Mais le XVIIIe siècle est aussi celui du goût italien. Le public se rend à l'église comme on va à l'opéra pour écouter les " concerti" à plusieurs parties " de Dimitri Bortniansky. Plus tard, les compositeurs de l'Ecole de Saint-Pétersbourg se tournent vers le romantisme allemand, puisant leurs thèmes dans les mélodies populaires, à la manière du lied allemand.

Avec le réveil culturel de la Russie au XIXe siècle et l'éclosion du mouvement slavophile, l'école synodale de Moscou renoue avec des motifs anciens et des harmonisations sobres et propices à la prière et à la méditation. L'introduction dans le chœur des voix de basse profonde renforcent le caractère mystique du drame liturgique. D'une étonnante beauté, cette musique est cependant peu jouée en concert, les basses profondes étant rares et très recherchées.

Début du concert à 21 heures.

Église Sainte-Eugène-Sainte-Cécile - 4, rue du Conservatoire (Paris 9ème)

Métro: Bonne Nouvelle.

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Rédigé par Association Oriflammes

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Publié le 2 Septembre 2016

Sondage: l'association Oriflammes et vous

Chers amis,

Afin de nous permettre de mieux vous connaître, nous vous proposons ce questionnaire de rentrée. Celui-ci ne vous prendra que quelques minutes et nous sera d'une grande utilité pour l'orientation de nos activités prochaines.

N'hésitez donc pas à cliquer sur le lien ci-dessous. Nous vous remercions de votre aide.

Bien cordialement,

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Rédigé par Thierry Frippiat

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Publié le 1 Septembre 2016

Chers amis,

Les activités de l’association Oriflammes reprennent, après deux mois d’été marqués par une série d’attaques à l'encontre de notre civilisation. Si nous partageons les sentiments de deuil et d’effroi qui se sont manifestés, il ne saurait pour nous être question, cependant, de céder à un « émotionnalisme » aveuglant et surtout, incapacitant. L’heure est, plus que jamais, au débat, à l’action, à la mobilisation. Des forces vives se sont manifestées dans notre pays depuis 2013. La crise politique et existentielle qui le touche verra sans nul doute les mêmes forces, et d’autres encore, se manifester ou émerger. Nous réaffirmons, comme nous le faisons depuis 2012, notre confiance en l’avenir et en la capacité des Français et des Européens à reprendre les commandes de leur destin.

Notre saison 2016/2017 débutera par un concert des Chantres orthodoxes russes en l’église Saint-Eugène-Sainte-Cécile de Paris, le jeudi 6 octobre 2016. Ce partenariat a vu le jour cette année et s’est matérialisé par une série de deux concerts, en l’église Sainte-Elisabeth de Hongrie (Paris 3ème) et en l’église Saint-Germain l’Auxerrois (Paris 1er). Nous remercions les paroisses mentionnées pour leur réception positive de ces événements par lesquels s’exprime un nécessaire dialogue entre les deux « poumons de l’Église ».

Nous poursuivrons en janvier 2017 par une messe commémorative dont l'objet, la date exacte et le lieu vous seront dûment notifiés. Ces messes de commémoration ont débuté en 2015 avec Baudouin IV de Jérusalem et se sont poursuivies, en juin de cette année, avec Jean III Sobieski; en partenariat avec la paroisse Saint-Eugène-Sainte-Cécile qui organise déjà, depuis de nombreuses années, de semblables célébrations autour du souvenir de Louis XVI. Elles constituent autant des hommages que des sources d’enseignement propres à l’édification des âmes.

Nous vous souhaitons une très bonne reprise et vous disons donc à très bientôt,

Bien cordialement,

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Rédigé par Guillaume Durand

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Publié le 1 Juillet 2016

Beachy Head - Angleterre - Source: https://fr.pinterest.com/imgur

Beachy Head - Angleterre - Source: https://fr.pinterest.com/imgur

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Rédigé par Association Oriflammes

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Publié le 21 Juin 2016

Messe de Requiem pour le roi Jean III Sobieski, 16 juin 2016

Eglise Saint-Eugène-Sainte-Cécile (Paris 9ème)

 

" Fuit homo missus a Deo cui nomen erat Joannes ":  "Il y eut un homme envoyé de Dieu. Son nom était Jean" (Jn 1, 6). Ce verset du prologue de Saint Jean, Saint Pie V l'appliquait, au lendemain de la victoire de Lépante, au vainqueur: le jeune don Juan d'Autriche. Elles sont gravées sur le tombeau du prince Habsbourg qui repose dans la crypte de l'Escurial, près de Madrid. Cent douze ans plus tard, lors de la messe d'action de grâces pour la victoire du Kahlenberg qu'il célébra en la cathédrale Saint-Etienne, dans une Vienne encore fumante du siège qu'elle venait de soutenir, le Bienheureux Marco d'Aviano, capucin, aumônier général de la Sainte Ligue, décernait le même éloge au vainqueur, le roi Jean III Sobieski, dont on commémorera demain le 320e anniversaire du décès. "Il y eut un homme envoyé de Dieu. Son nom était Jean". Paroles qui auraient pu figurer, elles aussi, en épitaphe, dans la crypte du Wawel de Cracovie, mausolée des rois de Pologne. Car ce prince, tout pécheur qu'il fut, n'en était pas moins un homme providentiel, pour son pays et pour l'Europe.

 

Le coup d'éclat du Kahlenberg et le déblocage de la cité de Vienne qui s'ensuivit n'était pas un bloc erratique dans la carrière de ce seigneur polonais devenu roi et qui fut avant tout un chef militaire de génie, un capitaine parmi les plus grands, en même temps qu'un combattant valeureux, s'exposant sans cesse à la tête de ses armées en véritable chevalier. Fils d'un général polonais qui avait porté la guerre jusqu'aux remparts de Moscou à l'époque où le royaume de Pologne-Lithuanie constituait un vaste empire aux franges orientales de l'Europe civilisée, Jean Sobieski s'était illustré très tôt sur les champs de bataille, après une éducation soignée où les lettres, la musique et les sciences avaient eu leur place. Ce roi à l'accoutrement exotique, avec ses longues moustaches, ses fourrures, ses soieries et ses pierreries, était paradoxalement l'un des plus cultivés d'Europe. Cela ne l'empêcha pas, bien au contraire, de remporter victoire sur victoire, dans des conditions d'autant plus difficiles qu'il devait se défier d'une turbulente noblesse entre les mains de laquelle résidait le pouvoir électif et qui, par ses factions, menaçait constamment l'unité du pays. Sobieski eut plus à souffrir des divisions fomentées par ses ennemis de l'intérieur que des armées que jetaient contre lui ses ennemis de l'extérieur. Sous son règne, la République nobiliaire polonaise parvint toutefois à devenir le bouclier de l'Europe, son rempart face aux assauts venus de l'Orient. Car la chute de Constantinople, en 1453, que le régime turc actuel vient de fêter avec un faste ostentatoire, n'avait pas seulement rempli d'effroi la chrétienté: elle avait aussi permis la constitution d'un vaste tremplin pour l'invasion de l'Europe. Par vagues successives, les Ottomans et leurs hordes recouvrirent les Balkans, menaçant le cœur de l'Europe. Après avoir écrasé les Hongrois à Mohacs en 1526, leur élan vint mourir en 1529 sous les murs de Vienne, déjà, défendus par les lansquenets du comte von Salm.

 

Mais ce n'était que partie remise. L'Empire était à nouveau menacé, et d'autant plus que la politique hasardeuse de la Maison de France, alliée depuis François Ier à la Porte, obligeait celle d'Autriche, garante de l'Empire, à une dispendieuse Wacht am Rhein, les princes possessionnés de part et d'autre du fleuve craignant pour leurs Etats l'appétit insatiable du Roi-Soleil. C'est l'un de ces princes, le duc Charles V de Lorraine, que l'empereur Léopold Ier chargea de défendre les territoires héréditaires des Habsbourg menacés par une nouvelle entreprise turque. Le Grand Vizir Kara Mustapha avait en effet rassemblé une armée considérable pour faire sauter le verrou de Vienne et se répandre à travers l'Allemagne jusqu'au Rhin. De son côté la diplomatie française n'était pas en reste : elle s'activait pour retenir l'Electeur de Brandebourg dans ses rets et intriguait pour garder la Pologne hors du conflit. La Pologne de Sobieski qui, par sa résistance faisait reculer ceux qui, de Moscou à Constantinople, de Kiev à Belgrade, s'en prenaient à la chrétienté latine – Tartares et Cosaques à l'est, Turcs au sud-est –, rejoignit cependant la Sainte Ligue reconstituée à l'instigation du Bienheureux Innocent XI. Aux côtés de l'Empereur combattaient parmi tant d'autres le Roi de Pologne, l'Electeur de Bavière, le Duc de Lorraine, tous catholiques, mais aussi l'Electeur de Saxe, protestant. Tous s'étaient coalisés, malgré leurs différends religieux, nationaux et dynastiques, pour défendre, par-delà leurs Etats, la civilisation chrétienne. Soutenus par des rebelles hongrois, les trois cent mille hommes de Kara Mustapha vinrent mettre le siège devant Vienne, habilement défendue par le comte von Starhemberg. Un siège qui s'éternisa et qui permit aux deux armées chrétiennes, celle de Charles de Lorraine et celle de Sobieski, de fondre sur les arrières du camp ottoman en dévalant les pentes du Kahlenberg, hauteur qui domine Vienne, pour culbuter les assiégeants. Victoire parachevée quelques semaines plus tard sur le Danube, près d'Esztergom, par l'échec désastreux d'un retour offensif ottoman. Quelques années après cette éclatante victoire, Sobieski, âgé, exténué par les factions nobiliaires et les intrigues de la Cour, s'éteignit. Il allait revenir au prince Eugène de Savoie de mettre un terme, pour trois siècles, à la menace ottomane par ses victoires dans les Balkans.

 

Jean Sobieski restera dans l'histoire comme l'acteur principal de ce retournement où le Croissant s'inclina devant la Croix. Retournement attribué aussi à l'intercession de la Mère de Dieu, la Vierge de l'Apocalypse, décrite comme ayant la lune sous ses pieds, foulant le croissant comme tant de représentations baroques la montrent en Europe centrale. De même que la fête de Notre-Dame du Rosaire, le 7 octobre, fut instituée au lendemain de Lépante, celle du Saint Nom de Marie, le 12 septembre, le fut au lendemain de Vienne. Sobieski, en qui Innocent XI voyait un nouveau Godefroid de Bouillon, fut en effet un prince exemplaire, à la piété profonde, à la foi ardente, fort dans les épreuves par l'espérance qui ne cessait de l'animer. Fidèle dans ses alliances malgré l'ingratitude des uns et des autres, chevaleresque dans ses guerres innombrables, visionnaire dans ses projets de réforme politique, patient dans les intrigues, il eut en outre à supporter une famille à laquelle il resta dévoué malgré bien des déceptions. Son épouse, d'origine française, Marie-Casimire, d'un caractère difficile, pouvait bien valoir pour son époux le souci d'une armée turque supplémentaire… Lucide, enfin, le dernier roi polonais était conscient des dangers inhérents au régime électif de la Couronne, qui suscitait dans la noblesse jalousies, envies et ces haines inexpiables dont il eut tant à souffrir. Si visiblement l'exaltation de la Croix sur le Croissant était due aux vertus militaires et morales de Sobieski, invisiblement elle trouvait aussi sa source dans cette croix intérieure qui ne cessa de déchirer le cœur du roi : déceptions familiales, trahisons politiques, égoïsme des nantis, misère du peuple, fragilité d'un régime instable. A la mort du roi, la Couronne passera d'ailleurs à la dynastie de Saxe.

 

Aux côtés de Saint Louis de France ou de Baudouin de Jérusalem, Jean Sobieski reste pour nous une belle figure christique de roi-chevalier dont la vertu se déploya dans toutes les directions au milieu et peut-être à cause d'épreuves continuelles, attaché à défendre la chrétienté en en vivant à fond les valeurs. En ces nouveaux temps de troubles où se heurtent sur nos vieilles terres chrétiennes deux idéologies mortifères, celle, extérieure, d'un islamisme conquérant dont la Turquie semble reprendre le flambeau, et l'autre, intérieur, d'un nihilisme irresponsable tant de la part du peuple que de ses gouvernants, la figure du sauveur de Vienne vient rappeler la fécondité de la vertu politique chrétienne – courage et responsabilité – sur fond d'étroite parenté de nos nations européennes. Amen.

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Publié le 15 Juin 2016

 

Jeudi 16 juin 2016 : messe de requiem en l’honneur du roi Jean III Sobieski

320ème anniversaire du rappel à Dieu du Roi (1696-2016)

Eglise Saint-Eugène-Sainte-Cécile

4, rue Sainte-Cécile (Paris 9ème) - Métro Bonne Nouvelle

Début de la messe : 19h

Forme extraordinaire du rite romain – Abbé Éric IBORRA

Verre de l’amitié à l’issue de la commémoration. Participation libre.

Czwartek 16 czerwca 2016: Msza Requiem
ku czci pamięci królaJana III Sobieskiego
320-ta rocznica śmierci króla (1696-2016)
Kościół Saint-Eugène-Sainte-Cécile (Paris 9ème) – Métro Bonne Nouvelle
Rozpoczęcie mszy o 19:00
Forma nadzwyczajna rytu rzymskiego - Abbé Éric IBORRA
Po mszy zapraszamy na wspólny poczęstunek. Wstep wolny.

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